Thérèse Kopia, de la baignoire et du refus d’embarquement à la relaxe

Le Tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé Jeudi 6 septembre Thérèse Kopia, grand-mère Centrafricaine sans-papiers, arrêtée le 19 juin à Mainvilliers (Eure-et-Loir) alors qu’elle prenait un bain, et qui avait refusé d’embarquer pour Bangui le 20 juin à l’aéroport de Roissy.

La présidente de la 16ème chambre correctionnelle a estimé que l’arrêté du 6 mars 2007 de la préfecture d’Eure-et-Loir justifiant l’expulsion de Thérèse était « entaché d’illégalité », au regard d’un article du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA)

« Le tribunal a sanctionné l’arrêté de la préfecture qui était illégal. La préfecture a refusé à Mme TH. Kopia son droit à un titre de séjour au vu de son état de santé, mais aurait dû examiner ce droit au vu de sa vie privée et familiale », a expliqué Me Emmanuel Itoua, avocat de la grand-mère de 68 ans.

Ce délibéré constitue un désaveu des décisions du préfet d’Eure-et-Loir.

Pour le MRAP, le Collectif et le RESF 28, la mobilisation citoyenne a permis cette victoire,

Thérèse Kopia va enfin pouvoir vivre entourée de ses 4 filles et de ses 19 petits enfants. .

Nous remercions tous ceux, nombreux, venus la soutenir.

Cela nous encourage à continuer nos luttes pour mettre fin aux situations inhumaines imposées aux étrangers sans-papiers, situations qui heurtent violemment la conscience humaine et déshonorent la République.

Jusqu’à sa régularisation Thérèse Kopia reste sous notre protection.

MRAP, Collectif, RESF 28 pour la régularisation de tous les sans-papiers

Le 6 septembre 2007

__._,_.___