The Associated Press - 06/11/07 à 23:19:53 - 345 mots
Economie/Social

Immigration clandestine: 50 Africains meurent en tentant de rejoindre les Canaries

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Au moins 50 Africains ont péri en tentant de rejoindre les îles Canaries en bateau depuis le Sénégal, a affirmé mardi la police espagnole, après localisation de l'embarcation qui dérivait depuis plus de quinze jours. Les autorités mauritaniennes ont fourni des chiffres concordants.

C'est l'une des tentatives d'immigration clandestine les plus meurtrières parmi toutes les traversées effectuées par des Africains tentant de fuir la pauvreté en rejoignant la porte d'entrée la plus méridionale de l'Europe.

Le bateau a été retrouvé au large de la Mauritanie par une patrouille maritime, ont indiqué des représentants de la Garde civile espagnole.

L'embarcation, qui comptait 150 passagers à son départ du Sénégal selon ces sources, a fini par manquer de carburant. Après épuisement des denrées et des réserves en eau, les occupants ont commencé à mourir et leurs corps ont été jetés par dessus bord, a-t-on appris auprès d'une source officielle, citant les autorités mauritaniennes.

Il restait cent personnes à bord et deux corps lorsque l'embarcation a été repérée mardi au large de Nouadhibou, en Mauritanie, après 18 jours de dérive, a-t-on ajouté.

Selon Yahfdhou Ould Amar, chef de la police de la ville portuaire de Nouadhibou, dans le nord de la Mauritanie, le navire transportait 98 personnes quand il a été découvert, mais 45 passagers sont morts pendant la traversée, probablement de faim, de soif et de froid. Il semble que le bateau ait quitté le sud du Sénégal le 16 octobre avec 143 personnes à bord et que son moteur ait rendu l'âme la semaine dernière au large du Maroc. On ignore s'il a alors tenté de faire demi-tour ou a dérivé vers le sud jusqu'à ce qu'il soit intercepté.

Le groupe était constitué de Sénagalais pour la plus grande partie, mais aussi de Maliens, de ressortissants de Guinée-Bissau et de Gambie, a déclaré Mohamed Ould Hamada, responsable de la Croix-Rouge mauritanienne à Nouadhibou. AP