09 avril 2009
SOIRÉE DÉBAT CHANGEMENT DE LIEU!!!!
Changement de lieu
pour soirée-débat du 10 Avril
Après consultation des organisations et des membres de la permanence du CRSP28 nous vous informons du changement de lieu pour la soirée débat.
En effet, la tenue de cette soirée - débat à l'IUFM de Chartres vient d'être interdite par le président de l'université,
sans aucun doute du fait de pressions des pouvoirs publics départementaux qui sont le relais de la politique générale gouvernementale en matière d'immigration.
Le rassemblement "délinquants solidaires" du 8 Avril devant le Tribunal de Chartres a été un succès.
La mobilisation des citoyens fait-elle peur aux pouvoirs publics?
Veut-on ainsi nous empêcher d'avoir une approche critique de ces politiques?
Aussi nous décidons que cette soirée, indispensable, aura tout de même et plus que jamais lieu.
Vendredi 10 Avril à 20h30
FSU (Fédération Syndicale Unitaire) 3 rue Blériot - CHAMPHOL
Nous vous espérons nombreux, faites circuler l’information.
Délinquants solidaires
A Chartres nous avons fait un rassemblement d'une soixantaine de personnes
devant le tribunal.
Les journaux étaient présents.
PARIS, 8 avr 2009 (AFP) - Plusieurs milliers de personnes se sont
rassemblées mercredi dans 90 villes de France à l'appel d'un collectif
d'associations dont Emmaüs, la Cimade et la LDH pour exiger que l'aide aux
sans-papiers échappe à toute notion de "délit de solidarité".
"Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour
ce délit", ont clamé bénévoles et militants associatifs aussi bien à Paris
place St Michel (5ème) qu'à Marseille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse,
Lille ou Nantes.
Le collectif d'associations récuse le fait que, dans la loi de finances,
figure un objectif chiffré d'interpellations d'"aidants" aux étrangers en
situation irrégulière. L'objectif fixé est de 5.000 pour 2009 et de 5.500 pour
2011.
Pour les associations, il s'agit d'une "atteinte au droit de solidarité".
Pour le ministre de l'Immigration Eric Besson, le terme "aidants" désigne
"des personnes participant activement aux filières d'immigration clandestine".
Ce qui ne saurait concerner, a-t-il souligné mercredi sur France Inter, "tous
ceux qui aident de bonne foi un étranger en situation irrégulière".
Les associations récusent également l'article L622-1 du Ceseda (Code de
l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile) qui punit de 5 ans
d'emprisonnement et d'une amende de 30.000 euros "toute personne qui aura, par
aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la
circulation ou le séjour irréguliers d'un étranger en France".
"Cet article n'est pas fait pour les passeurs, il est fait pour tous", a
estimé Henri Leclerc, président d'honneur de la Ligue des droits de l'homme
(LDH).
Christophe Deltombe, président d'Emmaüs France, a dénoncé ce "texte, trop
vague, qui permet des poursuites judiciaires à l'encontre de bénévoles. Il
faut l'amender", a-t-il ajouté.
Le collectif veut porter prochainement au Parlement une proposition de loi
qui vise essentiellement trois points: la réaffirmation du principe de
l'"accueil inconditionnel" (quelle que soit la situation administrative de la
personne), la "dépénalisation des aidants", l'interdiction des interpellations
de sans-papiers dans les lieux d'accompagnement ou d'accès aux droits.
Cette proposition de loi rejoint et complète une proposition de loi
socialiste qui sera débattue le 30 avril à l'Assemblée nationale.
Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade, a pour sa part dénoncé
"le climat d'intimidation qui règne depuis plusieurs mois et se traduit par
des contrôles de police, menaces, interpellations. Tout cela crée l'inquiétude
parmi les associations", a-t-il dit.
Stéphane Maugendre, président du Gisti (également partie prenante du
Collectif) a estimé que "l'intimidation aux aidants fait partie de la
stratégie du gouvernement d'isoler les sans-papiers". "Le fait qu'Emmaüs s'en
mêle est le signe que les lignes ont été largement dépassées", a-t-il ajouté.
Dans des villes moyennes comme Auch (Gers) ou Montauban (Tarn et Garonne),
ce sont des associations caritatives et religieuses qui ont appelé à ces
rassemblements.
A Boulognes-sur-Mer (Pas-de-Calais), l'abbé Jean-Pierre Boutoille, membre
du collectif C-sur d'aide aux réfugiés afghans, nombreux dans le Calaisis,
s'est fait le porte-parole des chrétiens: "Pour nous, chrétiens, accueillir un
étranger ou être proche de tous ceux qui sont en difficulté de vie, c'est
accueillir le Christ", a-t-il dit.
Selon Emmaüs-France qui n'avait pas encore eu les remontées de tous les
rassemblements, "l'objectif de mobiliser 5.500 personnes a été largement
dépassé".
bur-aml/ls/ah
06 avril 2009
Le 17 avril à 17h45, si nous le laissons faire, le vol Paris - Pékin expulsera en Chine Jin long Jiang,
5 avril 2009
« Laissez nous grandir ici »
Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous voulons que la France nous adopte
Le 17 avril à 17h45, si nous le laissons faire, le vol Paris - Pékin expulsera en Chine Jin long Jiang, ses 3 enfants et sa femme restant en France. Ou, pourquoi pas ? Une expulsion en famille, cinq d’un coup, puisque les trois filles et leurs parents sont frappés d’une obligation à quitter le territoire français ?
Un chiffre, une expulsion de plus, un père, une famille en plus ou en moins, mais pas tout à fait comme les autres.
Peina, 19 ans, a un visage que des centaines de milliers de spectateurs ont entrevu au cinéma au printemps 2007, avec celui d’autres enfants de sans papiers qui disaient :
On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro, on a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas. On y pense tout le temps. A l’école aussi. Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ? ….Nous ne voulons plus vivre dans la peur. Nous voulons que la France nous adopte. Nous voulons être régularisés.
Laissez nous grandir ici.
Peina et les autres enfants ont trouvé le courage de se montrer à visage découvert. Acteurs d’un film, ils ont montré qu’ils étaient des nôtres, qu’ils participaient de notre culture commune. 300 cinéastes et artistes, réunis dans le collectif des cinéastes pour les sans papiers, 300 de ceux dont les noms sont associés à la culture et à l’intelligence, ont refusé de cautionner la chasse à l’enfant, la traque quotidienne des familles, les arrestations et les expulsions justifiées par un ministère qui ose revendiquer l’humanité de sa politique.
Aujourd’hui Peina, 19 ans, élève de 1ère, Peifei, 21 ans, élève de terminale, et Peixain, leur sœur de 23 ans ont toutes les trois reçu un avis d’expulsion. Leur mère également, qui a pourtant été en situation régulière pendant 3 ans. Acceptée hier, aujourd’hui bannie. Quelle logique ? Quelle justice ?
Leur père, Jin Long Jiang, arrêté le 2 avril, est en rétention au CRA de Vincennes, une place est retenue pour son expulsion le 17 avril, date à laquelle M. Besson a décidé de démembrer cette famille en la privant d’un mari et père.
Leur situation est celle que vivent des centaines de familles, (18 interpellations de familles connues de RESF à Paris autour du 1er avril ).
La déclaration publique des artistes en 2007, et plus de 100 000 signatures de la pétition « Laissez les grandir ici » ont traduit le refus de la chasse aux sans papiers, et ont permis de sauver des centaines d’entre eux.
Il faut libérer Jin Long Jiang et le régulariser avec sa femme et ses enfants. Leur vie est ici.
Il faut régulariser les familles et les jeunes sans papiers qui, comme eux, font les frais dans leur vie quotidienne des déclarations démagogiques et des basses œuvres du ministère de la rafle et du drapeau.
Contre l’arbitraire, nous en appelons à la justice, à l’intelligence, au sens de l’histoire. A nous tous anonymes, artistes et politiques, d’exiger que la revendication de 2007 « laissez les grandir ici » se traduise enfin dans les lois et dans les faits.
Tribunal administratif pour Jin Long Jiang : mardi 7 avril 12h 30 - 7 rue de Jouy Paris 75004. Soyons présents !
Préfecture de Police de Paris :
préfet de police : Michel Gaudin
fax 01 53 71 67 23
mails : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr




