Collectif 28 pour la régularisation des "sans papiers"

"J'ignorais qu'il était si facile de faire son devoir." Jean Moulin

16 juin 2009

Mieux que chez nous!!!!

Italie: Nouvelle loi très sévère contre l'immigration clandestine

Publié le 14.05.2009 | 17h42

http://www.yabiladi.com/article-politique-1755.html

Les députés italiens ont adopté jeudi 14 mai une loi controversée sur la sécurité intérieure et l'immigration selon l'AFP. La dite loi va durcir la lutte contre l'immigration clandestine et placera l'Italie parmi les pays européens les plus sévères en la matière.

Mercredi, le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi a dû remporter un vote de confiance pour faire passer le texte. Le vote a été acquis par 297 voix contre 255 avec 3 abstentions. Le projet de loi crée un délit « d'immigration et de séjour » clandestins. Ainsi l'entrée ou le séjour illégal sur le territoire italien est passible d'une amende de 5000 à 10 000 euros. En plus de cette amende, la durée de rétention des immigrants augmente. Elle passe de deux à six mois. De même, toute personne reconnue coupable d'avoir hébergé ou loué un logement à des clandestins risque jusqu'à trois ans de prison. Une disposition très contestée a quand même été retirée du projet. Elle prévoyait une obligation pour les médecins, directeurs d'école et facteurs de dénoncer les immigrants clandestins.

L'adoption de cette loi par les députés est une petite victoire pour Silvio Berlusconi. Le président du Conseil italien l'avait annoncée selon « Le Monde » lors de la dernière campagne électorale. Il reste seulement l'étape du Sénat – où le « Cavaliere » dispose d'une confortable majorité – avant l'entrée en vigueur de la loi controversée. « Nous fermons les portes (de l'immigration) et nous ne les entrouvrons que pour ceux qui viennent pour travailler et s'intégrer », a résumé à l'AFP, jeudi le chef du gouvernement.

La loi voulue par la droite italienne prévoit une autre mesure jugée « emblématique » par l'AFP. Elle permet aux « associations de citoyens » d'effectuer des patrouilles pour signaler aux forces de l'ordre des atteintes à l'ordre public. Toujours sur le plan de la sécurité intérieure, elle prévoit également l'enregistrement des sans domicile fixe. Après son approbation – qui ne fait plus de doute – tout immigrant régulier devra payer 200 euros pour obtenir la nationalité italienne. L'obtention et le renouvellement du titre de séjour seront cautionnés au versement d'une somme allant de 80 à 200 euros.

Le vote du jeudi intervient au moment où la péninsule est critiquée dans toute l'Europe pour ses mesures extrêmes en matière d'immigration. Il y a quelques jours seulement que le pays a refoulé vers la Libye et ce, à deux reprises, des embarcations chargées de clandestins qu'il a secourus ou interceptés en mer. En Italie même, la gauche et les associations de défense d'immigrants parlent de « retour à la logique des lois raciales de l'époque de Mussolini ». D'autres voix s'élèvent ailleurs. Pour le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), cité par « Le Point », « c'est une violation de la loi européenne ».

Berlusconi dont la femme vient de demander le divorce assure à l'AFP que 76% des Italiens soutiennent la position de son gouvernement sur l'immigration. L'année dernière, près de 36 000 migrants sont arrivés en Italie depuis l'Afrique via l'île sicilienne de Lampedusa; un chiffre en hausse de 75 % par rapport à 2007 selon les autorités italiennes. Rome justifie ainsi sa position par ces arrivées massives.

Ibrahima Koné
Copyright Yabiladi.com

Posté par collectif28sp à 14:54 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 juin 2009

Entrave à la protection des migrants

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (FIDH -OMCT) publie un rapport d’enquête sur les entraves aux défenseurs des droits des migrants en France, intitulé « Délit de solidarité » : Stigmatisation, répression et intimidation des défenseurs des droits des migrants.

rapport exhaustif à cette adresse : http://www.fidh.org/Delit-de-solidarite-Stigmatisation

Un Etat bénéficiant d’institutions démocratiques solides et éprouvées est-il une garantie de sécurité et de sérénité pour les défenseurs des droits de l’Homme qui y travaillent ? Alerté par la Ligue française des droits de l’Homme (LDH), l’Observatoire a mandaté une mission internationale d’enquête chargée d’examiner les conditions d’exercice de la défense des droits des migrants en France. La délégation s’est rendue en France du 17 au 25 mars 2009.

Les conclusions du rapport d’enquête sont inquiétantes : dérapages liés à la « culture » du résultat, objectifs chiffrés d’interpellations d’« aidants », pression permanente sur les personnes en contact avec les étrangers, favorisés par une législation imprécise et stigmatisante. Les cas recensés d’arrestations, voire de poursuites, de personnes ayant porté assistance à des étrangers permettent de conclure à l’existence, en France, d’un climat défavorable à la défense des droits des étrangers et ne peuvent que participer à une pression dissuasive forte. Cela est en contradiction flagrante avec la Déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l’Homme et l’Observatoire considère nécessaire de saisir, outre les autorités françaises concernées, les instances et mécanismes de protection des droits de l’Homme aux niveaux international et européen.

Posté par collectif28sp à 11:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]



« Accueil  1