Collectif 28 pour la régularisation des "sans papiers"

08 décembre 2017

Permanences administratives et juridiques du CRSP 28

Voici le calendrier des permanences juridiques et administratives pour les étrangers-ères du CRSP28 sans rendez-vous
à Mainvillers  DE 10H À 12H à MAINVILLIERS (salle V. HUGO)
pour le 1er semestre 2018
- samedi 6  et 20 janvier
- samedi 3 et 17 février
- samedi 3 et 17 mars
- samedi 7 et 21 avril
- samedi 5 et 19 mai
- samedi 2 et 16 juin

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20 novembre 2017

20 NOVEMBRE, JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L'ENFANT

 

A l’occasion de la journée internationale des droits de l’enfant, les organisations réunies au sein du collectif « Justice pour les jeunes isolés étrangers », dont le collectif Eure et Loir Terre d'Accueil, le Collectif 28 pour la Régularisation des Sans Papiers et RESF 28 font partie, ont appelé tous les groupes citoyens, associations, personnels de l’aide sociale à l’enfance, syndicats et militants, à se mobiliser aux côtés de ces enfants et adolescents pour dénoncer les graves atteintes portées à leurs droits fondamentaux.

C’est pourquoi nous avons appelond à ce rassemblement, aujourd'hui à 17 heures, à Chartres, devant le Conseil Départemental qui est chargé de la prise en charge de ces enfants et adolescents.

 

Dans chaque département, et en Eure et Loir, des enfants et adolescents sont laissés sans protection, sous prétexte d’un manque de moyens, en dépit des obligations des conseils départementaux en matière de protection de l’enfance.

Les logiques purement budgétaires ne doivent pas prendre le pas sur les obligations de mise à l’abri et de scolarisation de ces enfants.

  

Ces jeunes sont victimes d’une politique du soupçon permanent de la part du département et de la préfecture. Ils voient trop souvent leur minorité contestée à l’issue d’une procédure d’évaluation injuste, partiale et souvent malveillante.

Leurs récits et leurs documents d’état civil (qui sont les deux éléments principaux de l’évaluation) font l’objet de doutes systématiques, ce qui peut conduire au refus de leur prise en charge même lorsque leurs documents ne sont pas remis en cause.

Des éléments comme le système pileux développé sont pris en compte par l’ASE pour déterminer leur minorité. Ce n’est pas acceptable.

Ces jeunes sont trop souvent considérés a priori comme des fraudeurs, et cela doit cesser.

 

Les textes de loi prévoient la possibilité de recours aux examens osseux lorsqu’un doute existe. Le département a recours à ces tests, bien que le conseil de l’ordre des médecins ait rendu un avis négatif sur leur utilisation en 2010 : cet avis parle d’absence totale de fiabilité, d’une marge d’erreur de 18 mois. De plus les médecins auxquels le parquet des mineurs a recours pour réaliser ces tests se sentent obligés de rendre un avis sur l’âge alors même qu’aucune technique scientifique ne permet de déterminer l’âge d’une personne.

Quand les résultats de ces tests sont défavorables, c’est d’une grande violence pour ces adolescents : sûrs de leur âge, leur identité est remise en cause, et les conséquences sur leur vie sont désastreuses.

Nous demandons donc l’arrêt du recours aux examens osseux.

 

 

Quand les jeunes sont rejetés par l’ASE, ils peuvent faire un recours auprès du juge des enfants contre la décision de l’ASE.

Les délais sont très longs, et des dysfonctionnements locaux au niveau du tribunal pour enfants ont porté à 7 mois certains recours (et certains jeunes n’ont toujours pas été reçus par un juge).

Pendant ces recours les jeunes sont à la rue, sans accès aux droits en matière de santé, sans accès à l’école, et exposés à tous les dangers.

Nous demandons à ce que ces jeunes qui se déclarent mineurs voient leurs droits respectés en tant que tel le temps de la procédure judiciaire

Nous demandons le respect de la présomption de minorité.

 

 

Ceux et celles qui finissent par être pris en charge le sont trop souvent dans des conditions indignes, hébergés dans des hôtels plus que limites ou des dispositifs au rabais.

Le prix de journée, c’est-à-dire le budget journalier attribué à la prise en charge de ces jeunes, est en moyenne de 70€ pour la prise en charge des MIE alors qu’il est deux fois plus élevé pour tout autre enfant pris en charge. Ces chiffres impliquent donc moins d’éducateurs disponibles pour assurer un suivi socio-éducatif de qualité.

Rappelons ici que contrairement à ce que certains laissent entendre, les MIE représentent une toute petite part de l’ensemble des enfants dont s’occupe l’ASE, moins de 8% au niveau national.

 

Nous constatons également un manque de place dans les dispositifs de l’éducation nationale, en particulier pour les jeunes âgés de plus de 16 ans, ainsi que de longs délais de scolarisation.

 

 

Dans ce contexte, les professionnels en charge de leur protection – personnels de l’ASE et salariés des associations chargées de l’accueil – sont soumis à des conditions de travail difficiles et sont contraints, de plus en plus souvent, d’appliquer des mesures contraires à leur éthique professionnelle.

C’est d’ailleurs aujourd’hui 20 novembre une journée de grève et de mobilisation pour les travailleurs sociaux dont une partie des revendications porte sur les conditions d’accueil des MIE.

 

Pour seule réponse à cette situation, le gouvernement envisage de marginaliser encore un peu plus ces enfants et adolescents en les excluant du droit commun pendant la phase d’évaluation de leur situation.

 

 

Nous refusons ces orientations et réaffirmons que ces enfants et adolescents SONT des enfants en danger avant d’être des étrangers.

L’intérêt supérieur de l’enfant ne peut, en aucun cas, comme le rappelle le défenseur des droits, être soumis aux politiques migratoires gouvernementales.

 

Nous refusons que des logiques budgétaires prennent le pas sur les obligations de mise à l’abri et de scolarisation de ces enfants et adolescents.

 

 

Parcours des mineurs

 

 Abdoulaye a 16 ans.

Orphelin de père et mère dans son pays, il vit avec un oncle qui le violente. Abdoulaye finit par se réfugier dans une Eglise où il rencontre des gens qui l’amènent à prendre part à des manifestations. Abdoulaye est arrêté, emprisonné, il s’enfuit et quitte son pays.

Quand il se présente aux services de l’ASE à Chartres, on lui dit qu’on n’est pas convaincu par son histoire.

Abdoulaye attend 6 mois une audience avec un juge des enfants, dormant parfois au 115, et beaucoup trop souvent dans la rue. A ce jour il n’a toujours pas été reçu par un juge. Il est reparti, sans dire où il allait.

 

Mamadou a 15 ans. Il vient d’un pays où sévissent des violences inter-ethniques. Sa famille en est victime, et sa sœur en décède. Mamadou s’enfuit. Il traverse une partie du continent africain, passe 3 mois en Libye où il sera emprisonné. Mamadou me dira ces mots : « là-bas, les bandits attrapent les gens noirs ». Il me dira aussi qu’en Libye il a été témoin de l’assassinat par balle de trois personnes, dont une femme enceinte.

A Chartres, on ne croira pas qu’il a 15 ans, Mamadou est grand. Mais moi je me souviens de sa voix douce et fluette.

Après 6 mois d’attente d’une audience avec un juge, Mamadou est reparti…

 

Ibrahim a 17 ans.

Ibrahim est sûr de son âge, mais des médecins à la suite d’un test osseux ont dit qu’il avait entre 18 et 19 ans. En attendant une décision du juge des enfants, nous nous sommes battus pour qu’Ibrahim puisse aller à l’école. Ibrahim a eu une place. Mais le jour de la rentrée, il a été signifié à Ibrahim que s’il était considéré comme majeur par le juge, il ne pourrait pas faire sa rentrée.

Il est reparti sans faire sa rentrée à l’école française.

 

Souleymane a 15 ans.

A Chartres, on lui a dit qu’il avait plus de 18 ans après un examen osseux. Il est parti ailleurs, on lui a fait refaire un examen osseux. Cette fois Souleymane a eu de la chance, l’examen a dit qu’il était mineur.

 

 

Diakité a 16 ans.

Quand les services de l’ASE lui ont dit qu’ils ne le considéraient pas comme mineur, Diakité s’est résigné, pour un temps. Après une semaine, il est retourné dans les locaux de l’ASE, a supplié qu’on le prenne en charge, a plaidé pour sa minorité et ne voulait plus partir. La police est venue, l’a emmené. Diakité s’est retrouvé dans une cellule du commissariat de Chartres. On lui a dit que peut-être il allait devoir retourner à Paris pour prendre un avion vers son pays. Mais Diakité avait saisi le juge des enfants, donc les policiers l’ont finalement laissé partir.

 

 

Madiba a 16 ans.

A lui aussi on a dit que ce n’était pas vrai, qu’il n’avait pas 16 ans. Qu’il mentait. Pourtant en Italie, il a été reconnu mineur, et tout le monde l’appelait « Bambino ».

Madiba lui aussi est passé par la Libye. Il y est resté emprisonné 2 mois. Il me dira qu’en prison, lui et ses codétenus sont restés pendant deux jours à côté du cadavre d’un homme.

Madiba a menti aux évaluateurs de l’ASE. Il a dit qu’il avait reçu son acte de naissance en Italie alors qu’il l’a reçu en France. Mais comme il l’avait reçu chez une personne qui l’a hébergé quelques jours, Madiba a eu peur qu’on dise qu’il n’était pas isolé en France.

Pour ce mensonge, Madiba ne sera pas pris en charge. Et il restera dehors pour le coup.

 

L’ensemble de ces jeunes rejetés sont exposés tous les jours à la rue, au rejet, à la faim.

Quand ils n’ont pas de place en hébergement d’urgence, ils dorment dehors, sous un porche, dans un parking.

 

Nous pensons à Abdoulaye, Mamadou, Ibrahim, et Madiba… à tous ceux qui sont repartis dans l’espoir de trouver enfin un lieu ou se poser, trouver des adultes référents, pour pouvoir enfin retourner à l’école, et enfin envisager un avenir.

Chance à eux.

 

 

 

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15 novembre 2017

APPEL POUR LES MINEURS ETRANGERS : UN TOIT, UNE ECOLE, DES DROITS !

Le Collectif, parmi les tâches qu'il se donne depuis sa création, en a une nouvelle depuis quelque temps, qui est de suivre des mineurs isolés étrangers (qu'on appelle aujourd'hui MNA mineurs non accompagnés).

Ceux qu'il nous revient d'aider sont ceux dont l'Aide Sociale à l'Enfance refuse de reconnaître la minorité. Leurs seuls droits: l'Aide Médicale d'Etat, et l'accueil au 115 en fournissant l'attestation de l'ASE du rejet de leur demande de prise en charge, car en principe le 115 ne prend pas de mineurs (Comme tous les autres usagers du 115, ils doivent téléphoner selon plusieurs tranches horaires pour obtenir une place le soir même, et parfois n'y parviennent pas. Dans ce cas, ils se débrouillent: parking, porche, etc.) Ils passent le reste du temps dehors, sans scolarisation. Ils ne peuvent pas faire de demande d'asile car pour cela il faut être majeur ou le faire par l'intermédiaire d'un référent. Ils ont entre 14 et 18 ans.

Comme pour les autres personnes qui font appel à nous, nous les aidons dans les diverses procédures (saisine du juge des nfants, tentatives d'obtenir un début de scolarisation, etc), mais ne les prenons pas en charge matériellement, car nous considérons que nous devons d'abord lutter pour faire reconnaître leurs droits. Mais nous sommes pris par l'urgence.

L'une d'entre nous s'en occupe plus particulièrement, travail de suivi très lourd. Certains sont au bord de l'effondrement. Leur situation est bloquée, les procédures sont longues, et les perspectives d'avenir bouchées.

Pour cette raison nous faisons appel à vous pour toute aide que vous pourriez fournir suivant vos possibilités.

 

Elles peuvent être de plusieurs ordres:

- un parrainage. Il s'agirait alors de suivre un jeune en particulier, l'héberger quand il n'a pas le 115, suivre ses demandes de reconnaissance de minorité et de scolarisation, etc (avec notre aide si besoin).

financier : nous avons ouvert une petite caisse pour rembourser certaines aides que nous leur fournissons (cartes pour téléphoner, accompagnement à la cour d'appel de Versailles ou à leur consulat à Paris pour obtenir des documents, etc, etc)

matériel / humain, ponctuellement : toute aide, un hébergement pour un soir quand ils n'ont pas le 115, un accompagnement ou une aide dans une matière scolaire, un accueil transitoire pour souffler, etc. Nous sommes preneurs aussi de manteaux pour l'hiver, imperméables et légers.

 

Et en nous rejoignant dans ce combat pour leurs droits. Le 20 novembre 2017, journée des Droits de l'Enfant est organisée une action nationale, nous  y participerons localement par un rassemblement devant le Conseil Départemental, place Châtelet, à Chartres, à 17 heures.

 

Merci d’envoyer vos suggestions, courriers, à l'adresse ci-dessous ou par mail : collectif28sanspapiers@yahoo.fr

 

Comité Local MRAP Chartres BP 80343 28006 CHARTRES CEDEX

(chèques à l’ordre comité MRAP Chartres)

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06 avril 2017

Mineurs Isolés...Ne les abandonnons-pas !


Les mineurs isolés étrangers seraient 8000 sur le territoire dont plus d'une centaine en Eure-et-Loir. Ils relèvent à la fois du droit des étrangers et du dispositif français de protection de l'enfance qui ne pose aucune condition de nationalité.

Quand ils arrivent en Eure et Loir, ce sont les services départementaux et en particulier l’Aide Sociale à l’Enfance qui sont chargés de leur prise en charge. Or le collectif constate une forte réticence de nos élus à accueillir et protéger ces jeunes, réticence justifiée par une augmentation des arrivées et la difficulté financière qu’elles représenteraient pour le département. Notre collectif affirme que la qualité de l’accueil ne peut pas dépendre du nombre de mineurs réclamant une protection !

Le statut d'enfant doit prévaloir, conformément aux engagements de la France au titre de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant. Lors de l’évaluation de la minorité et de l’isolement des mineurs par les services de l’ASE, les jeunes sont systématiquement soupçonnés de mentir sur leur âge, sur leur situation familiale, sur la réalité des risques qu’ils et elles encourent. Ces évaluations, pour lesquelles le recours aux examens osseux est courant, malgré leur caractère contestable et contesté par le corps médical, apparaissent être davantage un outil de régulation des prises en charge dans un contexte de volonté politique de diminution des budgets. Le temps de ces évaluations, qui peuvent aller jusqu’à deux mois, et du fait du manque de place , les jeunes sont hébergés à l'hôtel dans des conditions inacceptables s'agissant de mineurs. Comment le Président du Conseil Départemental peut-il laisser ces jeunes de 12, 13, 15 ans seuls dans leurs chambres d'hôtels sans aucun accompagnement socio-éducatif sur place ? Lorsque leur minorité est avérée et qu’ils sont enfin pris en charge , nous constatons une différenciation insupportable dans le suivi socio-éducatif entre les mineurs français et étrangers : il existe une différence du simple au double dans le prix de journée du fait d’un nombre réduit d’éducateurs référents pour les mineurs étrangers. Cette différence de traitement a été clairement justifiée par la direction de l’ASE qui a affirmé au collectif que « du fait de leur parcours, les mineurs non accompagnés ont acquis une certaine autonomie », et qu’ils « n’ont pas les mêmes besoins que les enfants qui sont en situation de défaillance familiale ». Ces propos sont inacceptables. Comment peut-on penser que traverser l'Afrique, la Méditerranée, des régions en guerre ou en proie à la famine fasse grandir ? Comment peut-on ne pas comprendre que ces jeunes, au contraire, ont besoin d'une prise en charge importante en raison des traumatismes causés par leurs parcours et notamment leur isolement ? C'est pourquoi notre collectif demande à ce que tous les mineurs isolés bénéficient d'un hébergement et d'un accompagnement par l'ASE dans des structures adaptées à leur âge c'est- à-dire avec des professionnels en nombre suffisant. D'autre part, ces enfants doivent avoir accès à l'école. La constitution française proclame « l'égal accès de l'enfant ... à l'instruction ». Tous les enfants sur le territoire français doivent donc être scolarisés. Et une circulaire du 9 juillet 2014 précise qu'« aucune distinction ne peut être faite entre les élèves de nationalité française et de nationalité étrangère pour l'accès au service public d'éducation ». Code de l'Éducation, art L131-1 : L'instruction est obligatoire pour les enfants des deux sexes, français et étrangers, entre 6 et 16 ans. La répartition des moyens permettant l'accueil de ces jeunes migrants dans les écoles, collèges ou lycées est très inégale. Un effort est à fournir pour atteindre l’objectif affirmé par le ministère d’accueillir dans les meilleures conditions tous les enfants nouveaux arrivants, quels que soient leur origine, leur situation ou leur mode de vie. En Eure-et-Loir, les mineurs sont hébergés sur les communes de Chartres, Dreux, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou et La Loupe principalement. Certains de ces jeunes se retrouvent alors très éloignés des écoles, collèges ou lycées disposant de structures destinées à l'accueil d'enfants allophones. Par exemple, plusieurs enfants, hébergés dans le Perche, doivent se rendre quotidiennement sur Chartres ou Châteaudun. La durée de ces trajets ne peut que rendre difficile leur scolarisation.

Nous demandons à l'Inspecteur d'Académie ainsi qu'à la préfète et au président du conseil Départemental, en charge de ces questions de scolarisation et d'hébergement, de rapprocher leur lieu d’hébergement de leur lieu de scolarisation. D'autre part, les dispositifs d'accueil d'élèves allophones, en collège comme en lycée, arrivent à saturation. Le manque de places à destination des plus de 16 ans est particulièrement problématique. Or, ces jeunes n'ont pas pu, vu leur parcours de vie, suivre une scolarité normale. Il nous semble donc important qu'ils ne soient pas mis à l'écart de l'école. NOUS DEMANDONS DONC une augmentation du nombre de places dans les dispositifs ARTFLS. L'ouverture d'une UPEAA (Unité Pédagogique d'élèves allophones arrivants) sur Nogent-le-Rotrou doit aussi être envisagée afin de rapprocher ce dispositif des lieux d'hébergement des jeunes et de pouvoir donner accès à l'accompagnement qu'offre ce dispositif à tous les jeunes en ayant besoin.

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03 décembre 2016

Appel du collectif Eure-et-Loir Terre d’Accueil

Premiers signataires : FSU, UNSA, CRSP 28, Ensemble!28, PCF28, NPA, FOL28, CGT28 et individuels

Bienvenue aux migrants et réfugiés

 

L’Eure-et-Loir a toujours accueilli des migrants venant de toutes les régions du monde. Si l’accueil des personnes qui fuient les persécutions ou les conflits dans leur propre pays est un devoir moral, il est surtout une obligation juridique : Constitution française, droit européen, convention de 1951 sur les réfugiés.

Depuis le 24 octobre des migrants (120 personnes) sont arrivés de Calais et de la région parisienne dans notre département (450 000 habitants) suite au démantèlement rapide du camp de Calais et des campements parisiens. En Eure-et-Loir les villes de Dreux, Vernouillet, Nogent-le-Rotrou, Chartres, Châteaudun, La Loupe, en reçoivent dans les Centres d’Accueil des Demandeurs d’Asile
(CADA) et dans les Centres d’accueil et d’orientation (CAO) mis en place par la préfecture.

Malgré son apparente bienveillance, cet accueil nous interroge :

l’accompagnement juridique, administratif, linguistique et social envisagé permet-il l’exercice plein et entier des droits des réfugiés?
dans le contexte actuel, un grand nombre de demandes d’asile risquent d’être refusées. Que vont devenir ces personnes ?

Il est urgent de répondre à ces questions.

C’est pourquoi nous exigeons :

que les droits des personnes migrantes soient respectés,

que cette étape leur permette de reconstruire leur avenir,

que les réglementations européennes et françaises évoluent afin de garantir à chacun-e le droit de circuler librement et de choisir son pays d’accueil (Convention de Genève et Constitution Française), que les personnes migrantes soient protégées des actes et propos racistes ou xénophobes par l’application de la loi en matière de lutte contre l’incitation à la haine raciale.


Nous appelons la population d’Eure-et-Loir :

à signer notre pétition,

à diffuser ce tract,

à participer aux actions citoyennes solidaires en direction des réfugiés.

CONTRE LE RACISME ET LA XÉNOPHOBIE,

POUR LE RESPECT DE LEURS DROITS

SOUTENONS LES REFUGIÉS

 

Rejoignez le collectif Eure-et-Loir Terre d’Accueil

Contact : eure-et-loir-terredaccueil@laposte.net

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18 novembre 2016

http://www.cadtm.org/spip.php?page=imprimer&id_article=9490

 

Lampedusa
par Pauline Imbach
8 novembre 2013

Quand la dette assassine les économies. Quand l’aide publique se mue en outil colonial. Quand le FMI règne. Quand Areva profite. Quand Monsanto stérilise. Quand Total exploite. Quand le président obéit aux intérêts privés (les siens comme ceux de ses amis). Quand la faim ne quitte plus les corps. Quand la pauvreté est la norme. Quand la survie est impossible. Quand la police cogne. Quand l’armée attaque. Quand les femmes n’ont pas de droits. Quand Frontex assassine. Quand les enfants travaillent. Quand la terre est privatisée et polluée. Quand la dictature dicte. Quand la solidarité internationale est une fable. Quand le changement climatique assèche. Quand l’eau potable est inaccessible. Quand on meurt à 36 ans. Quand on n’a pas de travail. Quand on n’a pas de droits. Quand on est persécuté. Quand on vit dans un pays devenu zone franche. Quand on est prisonnier. Quand on a peur.

On migre.

Le CADTM aurait pu faire un énième communiqué de presse pour rappeler sa révolte profonde contre les crimes qui consistent à pousser des milliers d’individus dans des embarquements de fortune pour rejoindre un horizon d’espoir. Le crime d’un système capitaliste qui opprime, affame, réprime, enferme, condamne la très grande majorité de la population. Comme la misère est mise en concurrence, il y a des endroits où elle semble meilleure ou tout simplement sur-vivable.
On aurait pu ré-analyser les causes des migrations, faire une critique d’un système meurtrier sous l’angle « dette et migration » |1|. Expliquer d’où vient l’inexplicable. Comprendre ce que l’on sait déjà.

Être loin du vomi médiatique des grands médias et des politiciens de tout bord, qui à chaque nouveau drame commentent le bilan, comptent les corps, sortent les chiffres.
Loin des responsables qui font semblant de découvrir l’horreur pour la première fois en se gargarisant d’un fatalisme qui renvoie le naufrage dans le seul champ du phénomène naturel. Inévitable. Tristement banal.
Loin des agitations politiciennes qui consistent à faire croire que la mise en place de nouvelles mesures, identiques aux précédentes, vont remettre l’humanité en selle.

Bateaux à Lampedusa

Il y a des frontières, des murs, des barbelés, des mers, des océans. Il y a des passeurs, des barques, des bateaux, des soutes. Il y a Frontex et son armée. Il y a des politiques migratoires et des politiciens pillards. Il y a des papiers et des sans-papiers. Il y a des guerres et des réfugiés. Il y a des centres fermés et des expulsions. Il y a des injustices, des crimes, des morts.

Il n’y a pas de mot.

Il y a l’extrême droite qui monte, au point qu’en Grèce des citoyens étrangers sont obligés de fuir leur pays d’adoption pour échapper à Aube Dorée.
Il y a des Roms qu’on persécute aux quatre coins de l’Europe.
Il y a les Afghans à qui on refuse le statut de réfugié.
Il y a tous les autres.

Il y a notre silence quotidien.
Il y a la rage et la colère.

Il y a des responsables.

Il y a des luttes.


Pauline Imbach 

CADTM France

Comité pour l'abolition des dettes illégitimes

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08 septembre 2016

Rentrée de septembre 2016 : état des lieux

Après des mois sans publication, ce blog va retrouver, nous l'espérons, un rythme de croisière dans la diffusion d'informations sur nos actions et nos activités.

Vous trouverez ci-dessous

- un texte donnant notre point de vue sur la situation de l'accueil des migrants, réfugiés, demandeurs d'asile, sans papiers, dans le département.

- des indications pratiques sur les permanences tenues par le Collectif 28 pour la Régularisation des Sans papiers à Mainvilliers (28300).

 

 

 

Eure et Loir Terre d'accueil ???

Où en sont actuellement l'accueil des réfugiés et la régularisation des sans papiers sur le département ?

  

On connaît la situation horrifiante des réfugiés et la réponse totalement inadaptée qui y est apportée par les différentes autorités en France et en Europe. On sait aussi qu'existent des prises de conscience salutaires çà et là, mais surtout combien se battent partout des militants, associatifs, bénévoles, pour trouver des solutions.

 

Pour ce qui concerne l'action locale, voici des éléments sur le travail du Collectif 28 pour la Régularisation des Sans Papiers et du Réseau Education Sans Frontières 28, et sur la façon dont la situation générale s'y répercute.

Dans le département, on a peu ressenti jusqu'à présent l'impact des vagues récentes de l'exil (émanant de ces pays dont la dévastation va s'aggravant : Syrie, Erythrée, Lybie, Afghanistan..., pour des raisons auxquelles la politique européenne est rarement étrangère). En effet, dans notre région ou ailleurs, des dispositifs prévoyant des arrivées sont restés vacants de longs mois – même si la tendance est sans doute appelée à changer.

Dans un même temps, les demandeurs d'asile originaires d'autres pays restent sans solution, par exemple ceux qui sortent de centre d'accueil en fin de procédure, ou qui sont arrivés récemment mais dont la demande d'asile n'entre pas dans les critères des dispositifs en questions.

Par ailleurs, de nombreuses personnes séjournent dans le 28 sans avoir réussi à être régularisées, parfois depuis des années (jusqu'à 15 ou 20!). Car la législation actuelle, que n'a guère améliorée la circulaire Valls de 2012, peut rendre impossible la régularisation : célibataires qui ne parviennent pas à trouver d'emploi (ou du moins ne trouvent pas de patron prêt à payer pour les embaucher, et à s'engager à le faire dans des délais imprévisibles) ; très nombreux réfugiés arrivés par un autre pays que la France, qui sont contraints de retourner faire leur demande d'asile dans ce pays.

Les mineurs isolés (ou mineurs non accompagnés), enfin, lorsqu'ils ont un âge approchant de 18 ans, sont dans des situations affolantes : refusés par les centres d'accueil car soupçonnés d'être majeurs malgré des documents les certifiants mineurs, ils sont parfois exclus des hébergements d'urgence qui ne prennent que les personnes majeures ! Citons encore le cas des personnes qui ont des papiers et un travail, et à qui, pour des raisons souvent obscures, le titre de séjour n'est pas renouvelé et qui perdent donc ensuite leur emploi.

 

Toutes ces absurdités sont à l'origine d'un réservoir toujours croissant de personnes vivant sans droits, avec les conséquences qu'on imagine sur leur vie et sur la société tout entière (on peut imaginer aussi quelles répercussions aurait sur la santé publique le fait de les priver de l'Aide Médicale d'Etat).

Ce sont ces demandeurs d'asile déboutés en bout de procédure ou ces personnes en demande d'un titre de séjour que le Collectif rencontre dans ses permanences. Les "permanenciers" les soutiennent et les suivent dans leurs démarches qui durent souvent (toujours?) des années. C'est un travail passionnant mais épuisant.

Une autre tâche importante du Collectif consiste à informer sur ces situations : par des projections de films suivies de débats, organisées avec les Enfants du Paradis et souvent d'autres associations (Amnesty International, ACAT, le Planning Familial, etc) ; par les présentations de livres, notamment de nombreuses BD sur le sujet, en présence des auteurs, avec la librairie l'Esperluète ; par des conférences débats ou d'autres rencontres, notamment la participation à la Semaine de Solidarité Internationale, chaque année en novembre, regroupant un grand nombre d'organisations humanitaires, caritatives ou militantes.

Insistons enfin sur un point : le Collectif, qui existe depuis 1992, est en ce moment à bout de souffle. A chacune de nos réunions, nous cherchons des moyens pour que d'autres militants nous rejoignent, et pour convaincre autour de nous que la situation faite au migrants n'est pas une question marginale, mais qu'elle est AU COEUR de toutes les luttes.

Cette année une de nos tâches sera aussi de nous faire inviter aux réunions des différents partis, syndicats, associations, qui sont membres fondateurs de notre Collectif, et également d'écrire aux élus - tout en essayant de poursuivre nos actions, et en évitant le burn-out !

 

 

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Nos PERMANENCES continuent d'être tenues, contre vents et marées, pour informer et soutenir tous ceux qui cherchent à obtenir leur régularisation sur le territoire français, et leur entourage. Ces permanences ont lieu

deux samedis par mois, Salles Victor Hugo, 5 avenue Victor Hugo à Mainvilliers (c'est à côté de la Mairie), de 10 h à 12h

(les dates données ci-dessous sont susceptibles de modification, il est vivement conseillé de venir vérifier sur ce blog si un changement est signalé)

10 et 24 septembre ; 8 et 22 octobre ; 5 et 19 novembre ; 3 et 17 décembre ; 7 et 21 janvier ; 4 et 25 février ; 11 et 25 mars ; 8 et 22 avril ; 6 et 20 mai ; 3 et 17 juin.

 

Enfin, à noter, nos prochaines initiatives: aux Enfants du Paradis lundi 17 octobre à 20h : Fuoccamarre, ours d'or à Berlin, avec Amnesty International, débat avec Françoise Dumont de la Ligue des Drois de l'Homme ( à confirmer), lundi 14 novembre à 20h : soirée courts-métrages" avec Yolande Moreau ( à confirmer).

 En décembre dédicace à l'Esperluète de la BD Le contrepied de Foé de Galandon et Vidal....

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15 novembre 2015

Attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris :
 
Les attentats commis hier soir à Paris inspirent horreur et révolte. Profondément meurtris et révoltés, nous devons plus que jamais échanger, réfléchir, analyser, rencontrer. Eviter l'erreur dans laquelle ces actes visent à nous pousser : renier les valeurs de solidarité, de fraternité, d'égalité, qui nous fondent.
Ces valeurs sont aussi celles qui, ici, fondent notre action. Les personnes que nous défendons, personnes en demande de régularisation, demandeurs d'asile, réfugiés, sont bien souvent issus de pays où sévit une barbarie comparable à celle qui vient d'éclater dans Paris.
Toute stigmatisation et amalgame serait une grave erreur, en un temps où il convient de ne pas se tromper d'ennemi.

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14 novembre 2015

A CHARTRES du 14 au 21 Novembre 2015
la semaine de solidarité internationale
cette année, le thème choisi à Chartres est
"SOLIDARITE AVEC LES MIGRANTS"
- la migration, une constante de l'humanité et un droit pour chacun
durant cette semaine :
- rencontres avec des auteurs
- expositions du musée de l'immigration à l'IUT de Chartres "BD et immmigration"
- conférences débats
- films
- fête des migrants sur la place des Epars le samedi 21

- ...

 

Programme ci-dessous (cliquer sur lien SSI flyer verso final)

 

 

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12 novembre 2015

SSI_flyer_verso_final

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