Collectif 28 pour la régularisation des "sans papiers"

13 juin 2011

FAIT DIVERS OU EVENEMENT ??

 

 

Mardi 24 Mai à Chartres : une femme, terrorisée se précipite par la fenêtre du 4ème étage.

Elle pense que les policiers qui frappent à la porte viennent l’arrêtre et l’expulser.

Cette femme n’avait pas de papiers.

Elle est actuellement hospitalisée dans un état grave.

 

Dans le cadre d’une politique européenne de fermeture des frontières, la loi Besson – 4ème loi sur l’immigration en 7 ans – aggrave les mesures faisant obstacle à l’accueil des étrangers.

Ces lois mettent en place une image négative de l’étranger pour en faire le bouc émissaire de tous les problèmes économiques et sociaux en surfant sur les peurs et les préjugés.

Une agence européenne, Frontex, est chargée de refouler sur mer les migrants tentant de venir en Europe. Des milliers de personnes meurent en Méditerranée, les autres se retrouvent dans les camps d’enfermement qui se multiplient dans toute l’Europe.(voir article "étau mortel").

En France, les Centres de Rétention Administrative on été multipliés par 3 depuis 3 ans. La durée des séjours est augmentée jusqu’à 45 jours, on retient des familles avec enfants ; il y a des barbelés, des chiens et des gardiens. L’accès au droit n’est jamais assuré.

Toutes ces mesures font des étrangers venant demander asile des délinquants.

Or s’ils sont là c’est à cause des guerres, de la misère, de l’inégalité absolue provoquée par un système économique et politique mondial soucieux de produire plus pour que les riches possèdent plus.

 

CONTROLER  - BLOQUER - ENFERMER - CACHER - ELOIGNER  - EXPULSER - DESHUMANISER -LAISSER MOURIR ,

 

 est-ce cela une   politique d’immigration dans un pays démocratique ??

 

Cette politique met en péril nos propre libertés,. Nous avons mieux à faire que de nous défier les uns des autres.

Ne nous laissons pas manipuler par cette propagande.

Chaque homme en vaut un autre.

 

INVENTONS ENSEMBLE DES POLITIQUES DE SOLIDARITE ET D’HOSPITALITE .

 

Collectif 28 pour la régularisation des sans papiers.

 

Collectif28sanspapiers@yahoo.fr

 

Blog : http://collectif28sansp.canalblog.com

 

Posté par collectif28sp à 09:55 - Commentaires [1]


Étau mortel en mer Méditerranée


Migreurop

 


Des centaines de boat people tués par l’in-action de la coalition internationale

[ English / Español / italiano ]

Depuis janvier 2011, environ 1 000 personnes sont mortes en mer en essayant d’atteindre les côtes fortifiées des rives sud de l’Union européenne. Elles sont venues s’ajouter aux quelques 15 000 morts victimes d’une « guerre aux migrants » qui atteint actuellement des sommets d’inhumanité. Ainsi, selon des informations concordantes, depuis plusieurs jours un bateau transportant plus de 600 personnes est en perdition au large des côtes libyennes [1], dans l’indifférence générale.

Cette indifférence tue. Dans son édition du 8 mai, le journal britannique The Guardian rapporte qu’au début du mois d’avril une soixantaine de boat people sont morts de faim et de soif après avoir dérivé des journées entières. Sous la menace des patrouilles chargées d’empêcher l’approche des côtes italiennes et maltaises, ils étaient aussi sous le regard des bâtiments de la coalition internationale engagée en Libye.
Une enquête impartiale doit rapidement déterminer les responsabilités de l’ensemble des acteurs qui ont manqué à leur devoir d’assister les bâtiments et les personnes en détresse, violant les lois les plus élémentaires du droit maritime international.
Au-delà de ces événements, symptomatiques des contradictions d’une coalition garante de la « responsabilité de protéger » défendue par la communauté internationale, c’est l’ensemble de la politique européenne d’immigration et de contrôle des frontières qui est en cause. Depuis le début des années 2000, les pays d’Afrique du Nord jouent le rôle de garde-frontières de l’Europe, en pourchassant et en enfermant les personnes qui souhaitent mettre en œuvre leur droit à émigrer (art. 13 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme). La sous-traitance des contrôles migratoires aux régimes dictatoriaux est au cœur de la politique de voisinage de l’UE. Face aux événements historiques que connaît le monde arabe, la réaction des pays européens a été de faire pression sur les forces politiques issues des soulèvements populaires (gouvernement provisoire tunisien, conseil national de la transition libyen) pour qu’elles assument pleinement l’héritage répressif et liberticide des dictateurs-partenaires de l’UE.
Pour empêcher quelques milliers de personnes qui, se saisissant de l’opportunité offerte par l’affaiblissement des appareils policiers, tentaient de se rendre en Europe, l’agence Frontex a déployé ses moyens militaires (navires, avions, hélicoptères…) autour de l’île de Lampedusa et face aux côtes tunisiennes et libyennes. L’objectif de cette opération Hermes est de dissuader tout départ vers le nord, au mépris de la convention de Genève de 1951 et du principe de non-refoulement des demandeurs d’asile.
Les exilés partant d’Afrique du Nord et en recherche de protection en Europe sont aujourd’hui pris dans un étau mortel. D’un côté, le régime du colonel Kadhafi les pousse sur de véritables épaves des mers ; de l’autre des navires battant pavillon des pays de la coalition internationale refusent d’assister ces boat people en péril.
Les États européens et l’agence Frontex ne peuvent pas continuer de violer impunément les conventions internationales en matière de sauvetage en mer et de protection des réfugiés. Une intervention solidaire de l’UE en Méditerranée est possible [2] et doit mettre fin à l’attitude inhumaine des pays européens à l’encontre des migrants partis d’Afrique du Nord. Tant que ces hostilités n’auront pas cessé, la coalition engagée au nom de la « responsabilité de protéger » continuera de tuer au mépris du droit international qu’elle est supposée incarner.


[1] Dépêche AFP du 11 mai 2011 « Les migrants africains, victimes collatérales de la guerre civile en Libye »
[2] Voir le communiqué Migreurop du 3/5/11 « Appel pour une intervention solidaire de l’Union européenne en Méditerranée »

 

Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site
www.migreurop.org





_

Posté par collectif28sp à 09:48 - Commentaires [0]
11 juin 2011

Communiqué du Gisti

Des centaines de boat people meurent en Méditerranée
Le Gisti va déposer plainte contre l’OTAN, l’Union européenne et les pays de la coalition en opération en Libye


Face aux centaines de naufrages mortels en Méditerranée, peut-on se contenter de dénoncer le silence assourdissant dans lequel des vies disparaissent à nos portes ? Doit-on se résoudre à l’impuissance devant des politiques migratoires auxquelles on ne pourrait rien changer ? Ces noyé·e·s ne sont pas les victimes de catastrophes naturelles, mais de décisions politiques mises en œuvre par des exécutants dont les responsabilités doivent être pointées. Devant ces atteintes au droit le plus fondamental – le droit à la vie – il faut que des procédures soient engagées et que justice soit rendue. Il faut mettre fin à cette hécatombe.

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dénombré à la fin de mai quelque 1 500 victimes de noyade parmi les boat people qui, depuis février dernier, s’efforcent de gagner l’Europe à partir des côtes du Maghreb et du Machrek.

Ces drames ne font que s’ajouter à tous ceux qui se déroulent, dans l’indifférence, depuis plus de vingt ans ; Fortress Europe enregistre 17 317 décès documentés depuis 1988. Mais combien d’autres victimes invisibles de la politique européenne de lutte contre l’immigration qu’elle appelle illégale ?

De ces naufrages, des épaves transformées en cercueils flottants d’hommes, de femmes et d’enfants morts d’épuisement, de faim et de soif après de longues dérives en mer, l’opinion a pris l’habitude. Elle a pu croire à leur caractère inéluctable. Elle a pu ignorer que les équipements anti-migratoires de l’agence européenne Frontex étaient forcément les témoins de nombre de ces drames, en Méditerranée comme ailleurs…

Mais la donne a changé depuis qu’une coalition internationale et les forces de l’OTAN interviennent en Libye. Aujourd’hui, awacs, drones, avions, hélicoptères, radars et bâtiments de guerre surveillent tout ce qui bouge en Méditerranée. Ils ne peuvent pas ne pas voir les bateaux des exilés originaires d’Afrique subsaharienne qui cherchent à fuir la Libye. Ils ne peuvent pas ne pas voir lorsque, de Tunisie, du Maroc ou d’Algérie, des jeunes sans espoir s’entassent dans une embarcation fragile pour gagner l’Italie ou l’Espagne.

En n’intervenant pas, ils se rendent coupables de non-assistance à personne en danger. Ceci ne peut rester impuni.

Les États puissants de la planète se sont mobilisés militairement pour, disent-ils, empêcher le massacre de populations civiles et mettre en œuvre « la responsabilité de protéger » dont l’ONU est garante. Mais la responsabilité de protéger ne passe-t-elle pas aussi par le respect du droit maritime, des conventions internationales en matière de sauvetage en mer et des textes sur la protection des réfugiés ?

Nous ne pouvons plus contempler les images de corps ramenés à terre après des naufrages, ou apprendre par des survivants combien de personnes étaient à bord d’un bateau disparu en mer. Nous voulons savoir qui sont les responsables de ces morts : l’Union européenne ? l’agence Frontex ? l’OTAN ? les États de la coalition formée en Libye ?

C’est pourquoi le Gisti s’apprête à lancer - avec ceux qui voudront s’associer à cette démarche - une campagne de plaintes, sur la base d’éléments recueillis auprès de victimes et de témoins de ces drames. À l’heure des révolutions arabes, les États européens ne peuvent plus continuer à considérer les boat people comme des vies sans valeur. La Méditerranée doit cesser d’être le champ de bataille de la guerre aux migrants pour redevenir un espace de droits et de solidarités.

9 juin 2011


Posté par collectif28sp à 14:15 - Commentaires [0]
31 mai 2011

GUÉANT, NUL TOI-MÊME !

RESF - Réseau éducation sans frontières
 

Le ministre de l’intérieur, dans sa détestation de ceux qu’ils présentent comme des immigrés, s’est trouvé une nouvelle cible : les enfants de familles « immigrées » (traduisez originaires du Magreb et d’Afrique), coupables – selon lui – de représenter les deux tiers des échecs scolaires, une statistique qu’il est bien en peine d’étayer. M. Guéant est coutumier du fait : quand il ne tord pas les chiffres pour les plier à son bon vouloir, il les invente pour coller aux instructions de son mentor élyséen.

Plus encore, devant le tollé qu’ont provoqué ses chiffres bidon, il rétropédale tout en rajoutant que ces mêmes deux tiers d’enfants sortiraient de l’appareil scolaire sans diplôme. Il faut donc en conclure que, pour Guéant, les enfants « d’immigrés » seraient pour la plupart définitivement nuls et inaptes à la scolarisation. Et, qui sait ?  non fondés à rester dans un pays dont il est bien connu que la politique de l’éducation menée par le gouvernement dont il fait partie assure à tous les élèves, quel que soit leur milieu, les mêmes chances et la même réussite scolaire ?

Les chercheurs en éducation, c’est leur expertise, ont immédiatement répliqué au ministre et confronté ses propos aux données existantes. Mauvaise note pour Guéant. Mutisme honteux par contre depuis dimanche du ministre en charge de l’éducation, qu’on a vu plus disert lorsqu’il s’agit de défendre les saignées dans les effectifs d’enseignants et la disparition des RASED.

De fait, Guéant ministre de l’intérieur, en charge de l’immigration, a priori garant de la cohésion républicaine, s’est lancé dans la course à l’échalote du mieux disant xénophobe. Sous prétexte d’examiner les résultats scolaires « des enfants d’immigrés », il englobe dans sa vitupération l’ensemble de l’immigration passée, présente et à venir, leurs enfants, petits enfants, et arrière petits enfants, jusqu’à combien de générations au juste ? Bref, il fait la danse du ventre devant Marine le Pen. Il faut bien justifier sa politique de traque et d’expulsion des étrangers.

En outre, M. Guéant tiendrait-il pour négligeable le fait que la majorité des élèves qu’il attaque sont de nationalité française et ont des parents français ? Double faute, M. le ministre ! Non seulement, vous stigmatisez une partie de la population scolaire de ce pays, mais vous vous en prenez aux enfants de nos et de vos concitoyens, au mépris de deux principes républicains intangibles : l’égalité de traitement de tous les citoyens et la scolarisation de tous les enfants, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent ! Le moins que vous pourriez faire serait d’adresser des excuses publiques à tous ces enfants et à leurs parents, immigrés ou non, français ou étrangers.

Une nouvelle fois, M. Guéant a perdu une occasion de se taire. Ayatollah d’une idéologie xénophobe, exécuteur zélé d’une politique d’immigration fondée sur les fantasmes et lâchement électoraliste, il démontre aujourd’hui à la France entière qu’il veut stigmatiser les Français d’origine étrangère.

Ce qui se passe est grave. Par ses propos, Claude Guéant sème le trouble et l’insécurité dans toute la société, celle qui ne fait pas partie de la petite caste des parvenus qui nous gouvernent. Immigré ou pas, pauvre, chômeur, précaire, jeune, ou tout à la fois, qui sera le prochain stigmatisé, le prochain rejeté, pour mauvais résultat ? Les attaques contre les étrangers menacent la société tout entière. Nous ne devons pas les tolérer. Ce ministre de guerre civile doit partir.

Le 28 mai 2011

Vous pouvez retrouver ce communiqué de RESF sur le site
www.educationsansfrontieres.org


Posté par collectif28sp à 18:46 - Commentaires [0]

GUÉANT, NUL TOI-MÊME !

RESF - Réseau éducation sans frontières
 

Le ministre de l’intérieur, dans sa détestation de ceux qu’ils présentent comme des immigrés, s’est trouvé une nouvelle cible : les enfants de familles « immigrées » (traduisez originaires du Magreb et d’Afrique), coupables – selon lui – de représenter les deux tiers des échecs scolaires, une statistique qu’il est bien en peine d’étayer. M. Guéant est coutumier du fait : quand il ne tord pas les chiffres pour les plier à son bon vouloir, il les invente pour coller aux instructions de son mentor élyséen.

Plus encore, devant le tollé qu’ont provoqué ses chiffres bidon, il rétropédale tout en rajoutant que ces mêmes deux tiers d’enfants sortiraient de l’appareil scolaire sans diplôme. Il faut donc en conclure que, pour Guéant, les enfants « d’immigrés » seraient pour la plupart définitivement nuls et inaptes à la scolarisation. Et, qui sait ?  non fondés à rester dans un pays dont il est bien connu que la politique de l’éducation menée par le gouvernement dont il fait partie assure à tous les élèves, quel que soit leur milieu, les mêmes chances et la même réussite scolaire ?

Les chercheurs en éducation, c’est leur expertise, ont immédiatement répliqué au ministre et confronté ses propos aux données existantes. Mauvaise note pour Guéant. Mutisme honteux par contre depuis dimanche du ministre en charge de l’éducation, qu’on a vu plus disert lorsqu’il s’agit de défendre les saignées dans les effectifs d’enseignants et la disparition des RASED.

De fait, Guéant ministre de l’intérieur, en charge de l’immigration, a priori garant de la cohésion républicaine, s’est lancé dans la course à l’échalote du mieux disant xénophobe. Sous prétexte d’examiner les résultats scolaires « des enfants d’immigrés », il englobe dans sa vitupération l’ensemble de l’immigration passée, présente et à venir, leurs enfants, petits enfants, et arrière petits enfants, jusqu’à combien de générations au juste ? Bref, il fait la danse du ventre devant Marine le Pen. Il faut bien justifier sa politique de traque et d’expulsion des étrangers.

En outre, M. Guéant tiendrait-il pour négligeable le fait que la majorité des élèves qu’il attaque sont de nationalité française et ont des parents français ? Double faute, M. le ministre ! Non seulement, vous stigmatisez une partie de la population scolaire de ce pays, mais vous vous en prenez aux enfants de nos et de vos concitoyens, au mépris de deux principes républicains intangibles : l’égalité de traitement de tous les citoyens et la scolarisation de tous les enfants, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent ! Le moins que vous pourriez faire serait d’adresser des excuses publiques à tous ces enfants et à leurs parents, immigrés ou non, français ou étrangers.

Une nouvelle fois, M. Guéant a perdu une occasion de se taire. Ayatollah d’une idéologie xénophobe, exécuteur zélé d’une politique d’immigration fondée sur les fantasmes et lâchement électoraliste, il démontre aujourd’hui à la France entière qu’il veut stigmatiser les Français d’origine étrangère.

Ce qui se passe est grave. Par ses propos, Claude Guéant sème le trouble et l’insécurité dans toute la société, celle qui ne fait pas partie de la petite caste des parvenus qui nous gouvernent. Immigré ou pas, pauvre, chômeur, précaire, jeune, ou tout à la fois, qui sera le prochain stigmatisé, le prochain rejeté, pour mauvais résultat ? Les attaques contre les étrangers menacent la société tout entière. Nous ne devons pas les tolérer. Ce ministre de guerre civile doit partir.

Le 28 mai 2011

Vous pouvez retrouver ce communiqué de RESF sur le site
www.educationsansfrontieres.org


Posté par collectif28sp à 18:46 - Commentaires [0]




témoignage

Bonjour les amis

j'ai fait un petit voyage dans le sud tout près de la frontière italienne, près de Vintimille.
Dans le village, les gens se mobilisent pour faire des repas tous les soirs et les porter aux jeunes gens tunisiens (et parfois lybiens) bloqués en Italie, je me suis jointe à eux un soir. Nous avons retrouvé sur la plage un groupe venu pour la distribution de nourriture qui a lieu tous les soirs depuis trois semaines. A part ça ils reçoivent du pain et du thon de la Croix Rouge et sont logés soit à la gare soit à la Croix Rouge, suivant les moments. IL y a aussi une solidarité qui s'exprime de groupes italiens qui viennent aussi les rencontrer et les aider
Quand les migrants tunisiens prennent le train pour tenter de passer en France, la police les arrête et les refoule, menottés, à Vintimille. Certains y arrivent (dix par jour, environ, paraît-il). Vous imaginez que les "contrôles au faciès", dans ce cas, fonctionnent à plein!
Et pourtant ! ces jeunes Tunisiens ne sont vraiment pas très nombreux ! Ils étaient 70 pour la distribution de nourriture, et ils seraient deux cents au maximum à Vintimille, qui espèrent pouvoir entrer en France. 
Et c'est pour quelques dizaines de personnes qu'une telle politique de refoulement à la frontière est menée !! En Tunisie, c'est par dizaines de milliers que sont entrés des réfugiés de différentes nationalités.
Samedi 28, pour l'action "D'ailleurs nous sommes d'ici", les militants italiens et français ont réussi à faire une chaîne humaine à travers la frontière à Menton, pour joindre, par leur présence, les migrants bloqués en Italie au territoire français qui les refuse. Ils y sont parvenus , mais à grand peine parce que les forces de police étaient nombreuses des deux côtés, et voulaient empêcher les gens (Français et Italiens - les autres ça va sans dire) de passer la frontière pour faire la chaîne. Mais c'était une belle fête quand même, m'a dit ma soeur qui participe à ces actions.

Elle m'a expliqué d'autre part que si elle appréciait la spontanéité de ces actions et leur côté festif, elle regrettait ne pas entendre les analyses plus politiques et globales comme apparemment nous arrivons à le faire davantage. Ce sont des choses, des actions complémentaires , donc, il me semble, et pour moi c'était très encourageant de voir qu'on se relaie d'un lieu à l'autre pour que ces choses là soient faites et pour que l'information circule. 
Voilà cela m'a paru intéressant de vous raconter tout ça.

Posté par collectif28sp à 18:44 - Commentaires [0]
25 mai 2011

APPEL

APPEL  : VENDREDI 27 MAI A 17h30
RASSEMBLEMENT ET CONFERENCE DE PRESSE
Devant la préfecture de Chartres pour dénoncer une politique
d'immigration qui accule une personne à un geste fatal.
Pour dire notre émotion devant un tel évènement : une femme
qui saute du 4ème étage pour échapper aux policiers, tellement 
elle a peur. 
 Pour demander la l'abrogation de ces lois et la régularisation des
sans papiers.
Pour protester contre la xénophobie d'état.
Nous nous plaçons ainsi dans l'appel national que l'on trouve 
ci-dessous.
Soyez nombreux.




Posté par collectif28sp à 18:12 - Commentaires [1]

drame

 
Le Collectif 28 pour la régularisation des sans-papiers

Nous avons reçu l'information suivante qui est aussi parue dans
l'Echo de ce matin. Personne à la préfecture pour donner des 
renseignements. Nous essayons d'en savoir plus. Si vous avez des idées
pour savoir ou si vous savez...
Nous pensons qu'il est nécessaire de faire une conférence de presse peut-être devant la préfecture
 et nous proposons Vendredi pour avoir le temps de préparer. Nous pourrons en même temps nous inscrire dans 
l'action nationale prévue le 28 contre le racisme et la xénophobie d'état, et dénoncer ces politiques
d'immigration qui produisent de telles choses.


-------- Message original --------
Sujet: [Resf] A Chartres une femme sans-papiers se jette par la fenêtre 
pour échapper à la police
Date : Tue, 24 May 2011 22:23:35 +0100 (BST)
De : lam laurent 
Pour : resf@rezo.net
Copie à : retention_l@samizdat.net
Dans la matinée de ce mardi, plusieurs policiers en civil se sont rendus 
à l'adresse où se trouvait cette femme, au quatrième étage d'un immeuble 
d'un quartier populaire de Chartres. Ils devaient interpeller un homme 
de 47 ans, de nationalité ivoirienne, en situation irrégulière: un 
arrêté d'expulsion avait été pris à son encontre il y a un mois.
Lorsque les forces de l'ordre ont sonné à la porte de l'appartement et 
annoncé leur identité, ils auraient entendu la voix d'une femme, puis le 
bruit d'un tour de clé dans la serrure de la porte. Les policiers n'ont 
pas insisté et sont repartis vers le commissariat.
Mais, durant le trajet du retour, ils ont reçu un message radio 
signalant qu'une femme était allongée par terre, blessée, en bas d'un 
bâtiment du quartier d'où ils venaient. Ils sont alors retournés sur 
place, sont remontés au quatrième étage pour cette fois défoncer la 
porte de l'appartement. Ils y ont découvert un bébé qui était en garde 
chez cette femme, et constaté que la fenêtre était ouverte...
La femme, vraisemblablement sans papiers, aurait eu peur d'être arrêtée 
à l'arrivée des forces de l'ordre. Elle a été hospitalisée dans un état 
grave et placée en coma artificiel. Son pronostic vital n'est néanmoins 
plus engagé ce soir.
http://www.ledauphine.com/actualite/2011/05/24/elle-saute-du-4e-etage-pour-echapper-a-la-police

Posté par collectif28sp à 09:37 - Commentaires [0]
24 mars 2011

Non-hébergement des demandeurs d’asile : l’État hors la loi

Action collective


Rassemblement dimanche 3 avril 2011, à Paris

Comment qualifier autrement un État qui n’applique ni la loi ni les décisions de la justice quand celle-ci le rappelle à l’ordre ? Tel est précisément le cas de l’État français.

Depuis novembre 2009, plus de 230 demandeurs d’asile, venus en France dans l’espoir d’y obtenir une protection contre des persécutions, ont, avec l’aide d’associations, saisi le tribunal administratif contre le préfet d’Île-de-France parce qu’il ne les avait pas hébergés comme le prévoit la réglementation,.

En effet, une directive de 2003 [1] de l’Union européenne oblige les États à assurer aux demandeurs d’asile des « conditions d’accueil comprenant le logement, la nourriture et l’habillement, fournis en nature ou sous forme d’allocation financière ou de bons, ainsi qu’une allocation journalière »,

Il convient de rappeler que les demandeurs d’asile n’ont pas le droit de travailler et n’ont donc pas les moyens de subvenir par eux-mêmes à leurs besoins.

Constatant la violation du droit, le tribunal administratif a presque systématiquement ordonné leur hébergement dans un délai de 48 ou de 72 heures. Comme la préfecture n’appliquait pas ces jugements, certains demandeurs d’asile ont ressaisi la juridiction d’une requête de façon qu’ils soient effectivement exécutés.

Les plaignants ont alors obtenu que le préfet soit obligé de leur verser 50 euros par jour de retard. 
Pour l’essentiel, l’État continue à ignorer ces injonctions de la justice.
 
Comment qualifier une telle attitude ? De toute évidence, dans cette affaire, l’État est délibérément hors-la-loi.

Hors-la-loi parce que, pour essayer de dissuader les demandeurs d’asile de venir en France, il les condamne à des conditions de survie absolument inhumaines qui, en violation du droit européen et français en vigueur, réduisent considérablement les chances d’obtenir le statut de réfugié. Comment préparer ses arguments à la belle étoile ?

Hors-la-loi parce que, en dépit de plusieurs centaines de condamnations (des recours semblables à ceux de Paris aboutissent aux mêmes résultats dans d’autres régions de France, en particulier dans le Pas-de-Calais et dans le Nord), l’État continue, comme si de rien n’était, à ignorer le droit et les rappels à la loi que lui adressent les juges.

Les demandeurs d’asile sont nombreux dans le 10ème arrondissement de Paris, qui, avec la proximité des gares du Nord et de l’Est, est devenu un lieu refuge pour de nombreux exilés depuis la fermeture de Sangatte en 2002.

Les pouvoirs publics ont été interpellés à de nombreuses reprises. Face à leur silence les organisations suivantes ont décidé de se regrouper et d’organiser un :

Rassemblement dimanche 3 avril, à partir de 14h30 
à Paris, rotonde de la Villette (place de Stalingrad)

plan ]

Organisations signataires :

    • Afghan Awara
    • ATTAC 9/10
    • Collectif de soutien des exilés du 10ème
    • Comité des sans logis
    • EELV 10
    • FASTI
    • Français Langue d’Accueil
    • Gisti
    • La Cantine Afghane
    • LDH 10/11
    • MRAP
    • NPA 10
    • PCF 10
  • PG 10

[1Directive 2003/9/CE du Conseil du 27 janvier 2003 relative à des normes minimales pour l’accueil des demandeurs d’asile dans les États membres


http://www.gisti.org/spip.php?article2266

Posté par collectif28sp à 22:13 - Commentaires [2]
19 mars 2011

Action collective


 

La liberté à la place de Frontex !
Pas de démocratie possible sans une liberté de circulation universelle

 
Trois réseaux anti-racistes, afrique-europe-interactWelcome to Europe (w2eu) et Kritische Migrations und Grenzregimeforschung (kritnet) lancent un appel pour la liberté de circulation, proposé à signature individuelle ou d’organisation (par mail), que nous vous invitons à faire circuler le plus largement possible.
Le Gisti
de / en ]


La dynamique du printemps arabe rayonne dans le monde entier. Les soulèvements populaires au Maghreb donnent de l’espoir et du courage, et pas seulement parce que des régimes autoritaires, qui semblaient inébranlables il y a encore peu, sont enfin renversés. Même si les évolutions ultérieures de ces mouvements restent ouvertes, une ancienne vérité refait surface de manière spectaculaire et ce, à la suite d’un effet domino de la révolution de jasmin tunisienne : l’Histoire s’écrit par le bas. Les luttes portent sur la pauvreté au quotidien, mais également sur la répression générale, il est donc autant question de meilleures conditions de vie que de dignité. Bref, de « pain et de roses ».

Les événements incroyables qui ont eu lieu sur la place Tahrir au Caire ont montré la volonté de chercher de nouvelles formes d’auto-organisation et de démocratie directe. L’aspiration aux mêmes droits pour tous, à l’autonomie et à prendre part à la richesse économique se reflète aussi dans le nouveau départ d’embarcations vers l’Europe : aujourd’hui, à partir de la Tunisie, depuis des années à partir du nord et de l’ouest de l’Afrique. Exit – se saisir de la liberté de circulation et émigrer à la recherche d’une autre vie, d’une vie meilleure – et Voice – la voix et la lutte sur place – ne sont pas des termes antinomiques. Ils se trouvent bien au contraire, dans une relation de réciprocité dynamique.

C’est ce qu’avaient déjà montré, d’une manière encore plus manifeste, les bouleversements de 1989. Le vote avec les pieds avait catalysé les mouvements de protestation contre le système oppressif du socialisme réel. Si le mur a pu tomber, c’est aussi parce que les personnes ont réussi à imposer leur droit de circuler librement. Les discours actuels des responsables politiques occidentaux ont un arrière-goût de mensonge et de fausseté, ceux-ci nous exposant, dans des scénarios d’invasion, l’immense menace que représentent les mouvements migratoires venant ou passant par l’Afrique du Nord et l’impératif de mobiliser l’agence européenne de surveillance des frontières, Frontex, contre ces derniers.

Les gouvernements européens ont longtemps courtisé et soutenu les despotes nord-africains et se sont, dans les dernières semaines, montrés réticents, voir hostiles vis-à-vis des mouvements de protestation dans ces pays. Derrière ces retenues évidentes se cachent d’importants intérêts économiques mais également une coopération grandissante pour le contrôle des flux migratoires… Les despotes sont devenus des « partenaires » de plus en plus importants au fur et à mesure qu’ils s’affirmaient comme des chiens de garde efficaces pour un régime des frontières européen délocalisé. Les mouvements migratoires en provenance de l’Afrique devaient être endigués, et ce, quel qu’en soit le prix. La mort et la souffrance de milliers de personnes, non seulement en mer mais aussi dans les déserts et dans les camps de rétention a été et est encore, une conséquence directe de cette complicité scandaleuse. Les migrants subsahariens, actuellement victimes, en Libye, d’une chasse aux sorcières proche du pogrome, étaient, sous le régime de Kadhafi, privés de leurs droits, livrés à l’arbitraire et à des mauvais traitements systématiques. L’Union Européenne a payé des millions et livré les techniques de contrôle les plus modernes au dictateur libyen. Il existe une coopération identique avec les dirigeants marocains, et jusqu’il y a peu, c’était aussi le cas avec le régime tunisien. Dans ce contexte, les révolutions arabes marquent aujourd’ui l’échec potentiel d’un projet brutal d’exclusion, voulu par l’Union Européenne, dans l’espace méditerranéen.

La crainte d’un effondrement des systèmes de contrôles migratoires, propagée intentionnellement par les média, vient maintenant légitimer le durcissement du régime des frontières européen et la poursuite de sa militarisation, incarnée par Frontex. L’agence européenne de surveillance des frontières complète et renforce les systèmes de contrôles nationaux, ceux-ci s’évertuant depuis des décennies à décourager et à criminaliser les mouvements migratoires. Frontex doit – comme c’est dores et déjà le cas au large des côtes ouest-africaines ou à la frontière entre la Grèce et la Turquie – être mobilisée sur les côtes nord-africaines et y amplifier ses activités de contrôle. C’est à l’Italie que revient la conduite de cette opération « Hermes ». Ca dénote d’une certaine conséquence, et c’est franchement inquiétant : les nombreux arrangements entre Berlusconi et Kadhafi ont mené au cours des dernières années, à d’innombrables refoulements illégitimes, en pleine mer Méditerranée, et l’Etat italien s’est clairement affirmé comme un champion des violations de toutes les conventions des droits de l’homme. Et ce n’est pas un hasard si ceux qui sauvent la vie des « boatpeople » sont criminalisés. Les cas du Cap Anamur et des pêcheurs tunisiens, dont les procès sont toujours en cours en Italie, en sont des exemples flagrants.

Les migrants cherchent une protection ou une vie meilleure en Europe. Ils se déplacent pour échapper à une différence de niveau de vie, qui trouve essentiellement son origine dans les relations néocolonialistes de domination et d’exploitation entre l’Europe et l’Afrique. L’Europe défend haut et fort les valeurs universelles de la liberté et de la démocratie, mais il est intéressant de mesurer ces intentions à la réalité de l’accueil réservé à ceux qui revendiquent précisément ces mêmes droits. Frontex, c’est le renforcement d’un régime des frontières meurtrier, en complète contradiction avec l’idée d’un monde de libertés. La mort aux frontières extérieures de l’Europe pourrait déjà appartenir au passé, mais il n’y a aucun signe de volonté politique dans ce sens. Au lieu de cela, les responsables de l’Union Européenne mènent une réelle guerre aux frontières extérieures.

Au sein de l’Union Européenne, privations des droits et expulsions font partie du racisme au quotidien, en ce sens que « l’intégration » est utilisée comme moyen de pression pour assimiler et exploiter dans le secteur des bas salaires. Mais, cette gestion sélective de la migration se heurte à la résistance et à la persévérance défiant toujours un peu plus le système des inégalités et de l’absence de liberté. Ce n’est pas un hasard si c’est en ces temps mouvementés qu’a éclaté en Grèce, une grève de la faim menée par 300 migrants maghrébins réclamant une régularisation. Les diverses luttes pour un droit de séjour et les grèves de nombreux migrants se répandent dans toute l’Europe depuis que les Sans Papiers – surtout originaires de pays africains - ont commencé, il y a une quinzaine d’année, à sensibiliser l’opinion publique, à Paris, avec la revendication « Des papiers pour tous ! ».

Le nouveau départ de l’Afrique du Nord montre que tout est possible. Finalement il ne s’agit de rien de moins qu’une nouvelle Europe, une nouvelle Afrique et un nouveau Monde arabe. Il est question de nouveaux cadres pour la liberté et l’égalité qu’il s’agit de développer par l’intermédiaire des luttes transnationales : à Tunis, au Caire ou à Benghazi tout comme en Europe ou dans les mouvements migratoires qui traversent les deux continents.



http://www.gisti.org/spip.php?article2256

Posté par collectif28sp à 02:00 - Commentaires [2]