Collectif 28 pour la régularisation des "sans papiers"

08 septembre 2016

Rentrée de septembre 2016 : état des lieux

Après des mois sans publication, ce blog va retrouver, nous l'espérons, un rythme de croisière dans la diffusion d'informations sur nos actions et nos activités.

Vous trouverez ci-dessous

- un texte donnant notre point de vue sur la situation de l'accueil des migrants, réfugiés, demandeurs d'asile, sans papiers, dans le département.

- des indications pratiques sur les permanences tenues par le Collectif 28 pour la Régularisation des Sans papiers à Mainvilliers (28300).

 

 

 

Eure et Loir Terre d'accueil ???

Où en sont actuellement l'accueil des réfugiés et la régularisation des sans papiers sur le département ?

  

On connaît la situation horrifiante des réfugiés et la réponse totalement inadaptée qui y est apportée par les différentes autorités en France et en Europe. On sait aussi qu'existent des prises de conscience salutaires çà et là, mais surtout combien se battent partout des militants, associatifs, bénévoles, pour trouver des solutions.

 

Pour ce qui concerne l'action locale, voici des éléments sur le travail du Collectif 28 pour la Régularisation des Sans Papiers et du Réseau Education Sans Frontières 28, et sur la façon dont la situation générale s'y répercute.

Dans le département, on a peu ressenti jusqu'à présent l'impact des vagues récentes de l'exil (émanant de ces pays dont la dévastation va s'aggravant : Syrie, Erythrée, Lybie, Afghanistan..., pour des raisons auxquelles la politique européenne est rarement étrangère). En effet, dans notre région ou ailleurs, des dispositifs prévoyant des arrivées sont restés vacants de longs mois – même si la tendance est sans doute appelée à changer.

Dans un même temps, les demandeurs d'asile originaires d'autres pays restent sans solution, par exemple ceux qui sortent de centre d'accueil en fin de procédure, ou qui sont arrivés récemment mais dont la demande d'asile n'entre pas dans les critères des dispositifs en questions.

Par ailleurs, de nombreuses personnes séjournent dans le 28 sans avoir réussi à être régularisées, parfois depuis des années (jusqu'à 15 ou 20!). Car la législation actuelle, que n'a guère améliorée la circulaire Valls de 2012, peut rendre impossible la régularisation : célibataires qui ne parviennent pas à trouver d'emploi (ou du moins ne trouvent pas de patron prêt à payer pour les embaucher, et à s'engager à le faire dans des délais imprévisibles) ; très nombreux réfugiés arrivés par un autre pays que la France, qui sont contraints de retourner faire leur demande d'asile dans ce pays.

Les mineurs isolés (ou mineurs non accompagnés), enfin, lorsqu'ils ont un âge approchant de 18 ans, sont dans des situations affolantes : refusés par les centres d'accueil car soupçonnés d'être majeurs malgré des documents les certifiants mineurs, ils sont parfois exclus des hébergements d'urgence qui ne prennent que les personnes majeures ! Citons encore le cas des personnes qui ont des papiers et un travail, et à qui, pour des raisons souvent obscures, le titre de séjour n'est pas renouvelé et qui perdent donc ensuite leur emploi.

 

Toutes ces absurdités sont à l'origine d'un réservoir toujours croissant de personnes vivant sans droits, avec les conséquences qu'on imagine sur leur vie et sur la société tout entière (on peut imaginer aussi quelles répercussions aurait sur la santé publique le fait de les priver de l'Aide Médicale d'Etat).

Ce sont ces demandeurs d'asile déboutés en bout de procédure ou ces personnes en demande d'un titre de séjour que le Collectif rencontre dans ses permanences. Les "permanenciers" les soutiennent et les suivent dans leurs démarches qui durent souvent (toujours?) des années. C'est un travail passionnant mais épuisant.

Une autre tâche importante du Collectif consiste à informer sur ces situations : par des projections de films suivies de débats, organisées avec les Enfants du Paradis et souvent d'autres associations (Amnesty International, ACAT, le Planning Familial, etc) ; par les présentations de livres, notamment de nombreuses BD sur le sujet, en présence des auteurs, avec la librairie l'Esperluète ; par des conférences débats ou d'autres rencontres, notamment la participation à la Semaine de Solidarité Internationale, chaque année en novembre, regroupant un grand nombre d'organisations humanitaires, caritatives ou militantes.

Insistons enfin sur un point : le Collectif, qui existe depuis 1992, est en ce moment à bout de souffle. A chacune de nos réunions, nous cherchons des moyens pour que d'autres militants nous rejoignent, et pour convaincre autour de nous que la situation faite au migrants n'est pas une question marginale, mais qu'elle est AU COEUR de toutes les luttes.

Cette année une de nos tâches sera aussi de nous faire inviter aux réunions des différents partis, syndicats, associations, qui sont membres fondateurs de notre Collectif, et également d'écrire aux élus - tout en essayant de poursuivre nos actions, et en évitant le burn-out !

 

 

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Nos PERMANENCES continuent d'être tenues, contre vents et marées, pour informer et soutenir tous ceux qui cherchent à obtenir leur régularisation sur le territoire français, et leur entourage. Ces permanences ont lieu

deux samedis par mois, Salles Victor Hugo, 5 avenue Victor Hugo à Mainvilliers (c'est à côté de la Mairie), de 10 h à 12h

(les dates données ci-dessous sont susceptibles de modification, il est vivement conseillé de venir vérifier sur ce blog si un changement est signalé)

10 et 24 septembre ; 8 et 22 octobre ; 5 et 19 novembre ; 3 et 17 décembre ; 7 et 21 janvier ; 4 et 25 février ; 11 et 25 mars ; 8 et 22 avril ; 6 et 20 mai ; 3 et 17 juin.

 

Enfin, à noter, nos prochaines initiatives: aux Enfants du Paradis lundi 17 octobre à 20h : Fuoccamarre, ours d'or à Berlin, avec Amnesty International, débat avec Françoise Dumont de la Ligue des Drois de l'Homme ( à confirmer), lundi 14 novembre à 20h : soirée courts-métrages" avec Yolande Moreau ( à confirmer).

 En décembre dédicace à l'Esperluète de la BD Le contrepied de Foé de Galandon et Vidal....

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15 novembre 2015

Attentats du vendredi 13 novembre 2015 à Paris :
 
Les attentats commis hier soir à Paris inspirent horreur et révolte. Profondément meurtris et révoltés, nous devons plus que jamais échanger, réfléchir, analyser, rencontrer. Eviter l'erreur dans laquelle ces actes visent à nous pousser : renier les valeurs de solidarité, de fraternité, d'égalité, qui nous fondent.
Ces valeurs sont aussi celles qui, ici, fondent notre action. Les personnes que nous défendons, personnes en demande de régularisation, demandeurs d'asile, réfugiés, sont bien souvent issus de pays où sévit une barbarie comparable à celle qui vient d'éclater dans Paris.
Toute stigmatisation et amalgame serait une grave erreur, en un temps où il convient de ne pas se tromper d'ennemi.

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14 novembre 2015

A CHARTRES du 14 au 21 Novembre 2015
la semaine de solidarité internationale
cette année, le thème choisi à Chartres est
"SOLIDARITE AVEC LES MIGRANTS"
- la migration, une constante de l'humanité et un droit pour chacun
durant cette semaine :
- rencontres avec des auteurs
- expositions du musée de l'immigration à l'IUT de Chartres "BD et immmigration"
- conférences débats
- films
- fête des migrants sur la place des Epars le samedi 21

- ...

 

Programme ci-dessous (cliquer sur lien SSI flyer verso final)

 

 

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12 novembre 2015

SSI_flyer_verso_final

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07 janvier 2015

Attentat Charlie Hebdo Rassemblement

 

Voici la proposition de la FSU 28
Je propose que le CRSP28 adopte ce texte  et participe au rassemblement

Janine



De : fsu-28 <fsu-28@wanadoo.fr>
Date : 7 janvier 2015 15:45:41 HNEC
À : destinataires inconnus:;
Objet : rassemblement a propos de l’attentat de Charlie Hebdo

Bonjour

Suite de l'attentat commis contre le journal Charlie Hebdo la FSU 28 vous propose d'organiser un rassemblement vendredi soir à 18 H devant le monument des droits de l'homme à Chartres.

base de l'appel proposé (rapidement écrit)
Nous dénoncons l'attentat abominable commis aujourd'hui contre Charlie Hebdo.
Nous exprimons toute notre solidarité avec les victimes et les personnels de Charlie Hebdo.
Les démocrates, quelles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses, ne doivent pas laisser notre société s'enfoncer dans la violence et l'obscurantisme. Ils doivent se rassembler autour des valeurs de notre République.
C'est bien la tolérance, la liberté, la démocratie, la laïcité et le vivre ensemble qui sont en jeu.
Rassemblons-nous pour défendre ces valeurs

 

Pour la FSU 28
Hugues villemade
06 81 03 68 10




     
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23 juin 2014

FRONTEX

Nouveau rapport de la campagne Frontexit

« Frontex entre Grèce et Turquie : la frontière du déni »
Le déploiement de Frontex nuit au droit d’asile

 

À la frontière gréco-turque, l’agence européenne de surveillance des frontières extérieures, Frontex, participe à un dispositif qui empêche les réfugiés de bénéficier de la protection internationale. Le dernier rapport de la campagne FRONTEXIT, « Frontex entre Grèce et Turquie : la frontière du déni » [1] souligne les conséquences dramatiques de l’intensification de la surveillance à cette frontière (« push back », non accès à la demande d’asile, violences physiques et verbales, etc.) ainsi que le défaut de responsabilité de l’agence.

S’appuyant sur des dizaines de témoignages, ainsi que de nombreux échanges avec Frontex, le rapport documente des violations graves des droits humains commises dans ce centre de gravité des opérations de l’agence. Le Conseil de l’Europe, l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne et le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits humains des migrants ainsi que de nombreuses organisations de la société civile ont récemment exprimés leurs vives préoccupations vis-à-vis des violations commises à cette frontière.

En effet, alors que l’agence et l’Union européenne se targuent d’un nombre croissant d’interceptions ces derniers mois en mer Égée, les statistiques officielles ignorent les conséquences meurtrières de cette politique : 18 naufrages recensés par nos organisations depuis septembre 2012, au moins 191 morts et plus de 30 disparus. Parmi les victimes, une majorité de réfugiés syriens, afghans, érythréens, dont beaucoup de familles et d’enfants. Si leurs embarcations avaient pu atteindre les côtes de l’Union européenne, ces personnes auraient certainement pu obtenir l’asile.

De nombreux témoignages ont confirmé la pratique d’expulsions collectives (« push-back ») : des bateaux de migrants sont interceptés et remorqués par les gardes-côtes grecs vers la Turquie, souvent avec violence, sans que les réfugiés soient identifiés, au mépris du droit international. Le rapport documente également l’usage de techniques de « dissuasion » visant à repousser les embarcations de migrants.

« Au lieu de mettre en place des mesures pour accueillir les réfugiés, l’Union européenne, à travers Frontex a persisté dans une politique intolérable de fermeture, qui vise à tout prix à empêcher les réfugiés d’atteindre les côtes européennes » a dit Karim Lahidji, Président de la FIDH.

Au vu d’un document transmis par l’agence à nos organisations, Frontex a été informé de 27 rapports d’expulsions collectives, ainsi que des problèmes d’accès à la procédure d’asile, de violences et de traitements inhumains et dégradants. Malgré ces violations, l’agence continue de fournir un soutien logistique aux opérations (bateaux, avions, caméras thermiques, formation des gardes-côtes, identification des nationalités des migrants).

« En continuant ses activités à cette frontière, malgré sa connaissance de ces violations avérées et répétées, l’agence se montre complice » a déclaré Olivier Clochard, président de Migreurop.

Enfin, le rapport souligne le manque de transparence, notamment, le non accès à la totalité des plans opérationnels (base juridique des opérations de l’agence) et les difficultés à engager la responsabilité de Frontex dans le déroulement des actions qu’elle coordonne. Frontex a récemment rejeté une recommandation de la médiatrice européenne demandant la mise en place d’un mécanisme de plainte permettant de mettre en cause l’agence et ses agents.

« Cette réponse vient confirmer la volonté de l’agence de ne pas engager sa responsabilité en tant que coordinatrice des opérations déployées aux frontières extérieures de l’Union européenne », a conclu Michel Tubiana, président REMDH.

20 juin 2014


Signataires : Migreurop-REMDH-FIDH dans le cadre de la campagne Frontexit

 

 
 

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Théâtre d'ombres

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/06/18/theatre-dombres/



Après trois semaines de silence et de refus de communiquer tant avec les associations qu’avec les journalistes, le préfet du Pas-de-Calais invitait aujourd’hui les associations à une réunion et les médias à une conférence de presse. On s’attendait à une annonce allant soit dans le sens du pire (l’expulsion du lieu de distribution des repas, comme il avait annoncé le 21 mai la destruction de trois campements), soit dans le sens d’une amélioration (la proposition d’un lieu où pourraient s’installer les personnes qui occupent le lieu de distribution des repas, et qui pourrait dans l’urgence être équipé comme pourrait l’être un camp de réfugié – accès à l’eau, toilettes, douches, repas ou possibilité de cuisiner, ramassage des déchets – on n’espérait pas de l’État qu’il aille au-delà du minimum vital).

Au lieu de ça on a eu le vide, assorti d’un vague chiffon agité pour faire diversion.

Le préfet a répété que les exilés devaient quitter le lieu de distribution des repas. À la question "pour aller ou ?" il ne donne pas de réponse.Après avoir invité les exilés à squatter, il leur propose de disparaitre.

Au passage, il annonce que l’accueil des femmes exilées qui avait été mis en place jusqu’au 30 juin serait prolongé jusqu’en octobre dans un autre lieu – seule bonne nouvelle de la journée. Le squat ouvert par No Border avenue Victor Hugo avait été repris par une association d’insertion, Solid’R, plutôt qu’expulsé. Il accueille aujourd’hui plus de 60 femmes et enfants dans une maison qui serait normalement habitée par un couple avec enfants. Un déménagement s’impose donc. Mais cet accueil reste précaire, il n’y a pas de visibilité au-delà du mois d’octobre.

Par contre, interrogé sur les trois squats qui accueillent des exilés rue de Vic, rue Auber et rue Massena (presque une centaine d’habitants en tout), pour lesquels un jugement d’expulsion a été rendu, le préfet déclare qu’ils peuvent être évacués à tout moment.

Interpelé sur les violences policières (voir ici et ), à propos desquelles un document lui est remis, le préfet répond qu’il s’agit de "fantasmes".

Vide et absence de dialogue, donc.

Et un chiffon pour faire diversion : les personnes qui choisiront de demander l’asile en France se verront faciliter l’accès à la procédure et à un hébergement.

Début d’après-midi au lieu de distribution des repas, les informations sur la réunion du matin circulent de groupe en groupe, une réunion plénière s’esquisse mais se dissout dans les discussions en groupe. Invités par les exilés, les médias arrivent vers 15h, les interview se croisent.

Vers 17h arrivent le sous-préfet et le directeur départemental de la cohésion sociale, qui réexpliquent aux exilés les décisions de l’État, et présentent comme "la main tendue de la France" la possibilité de demander l’asile, alors qu’il s’agit du simple respect de la loi et des conventions internationales. Ils détaillent : enregistrement immédiat de la demande (il faut actuellement passer deux mois à la rue à Calais, six mois à Paris, pour obtenir un rendez-vous à la préfecture pour déposer sa demande d’asile, en violation de la législation européenne); hébergement (ce qui est le strict respect de la législation française européenne); traitement de la demande en trois mois, ce qui est mieux que les délais actuels, à condition que la réduction de la durée ne signifie pas traitement par dessus la jambe. Discussion avec des exilés, pas de réponse à leurs objections.

Vers 19h arrive l’invité surprise de la journée, le directeur général de l’OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides), qui décrit à nouveau le dispositif d’accueil des demandeurs d’asile qui doit être mis en place.

Question : quel accompagnement pour ces demandeurs d’asile qui vont être hébergés aux quatre coins de la France, généralement dans des foyers d’hébergement d’urgence peu préparés pour ça, qu’il s’agisse de la rédaction en français de leur récit de vie et de la préparation de leur entretien – décisif – avec l’OFPRA, ou des démarches administratives pour accéder à leurs droits en tant que demandeurs d’asile ? Pas de réponse.

Question : qu’en est-il des demandeurs d’asile qui pourraient être renvoyés vers un autre pays européen en vertu du règlement Dublin III, une part importe des personnes présentes dont les empreintes digitales ont été prises à leur entrée dans l’Union européenne ? Pas de réponse.

Fin de la comédie. Le directeur général de l’OFPRA part en laissant des questions vitales sans réponse. Le tout laissant une impression de bricolage, comme le prétendu traitement de la gale et l’hébergement de mineurs pendant cinq jours dans la campagne béthunoise.

 

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11 juin 2014

Lutte à Calais

https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/06/11/exiles-de-calais-la-greve-de-la-faim-a-commence/


" DES EXILÉS DE CALAIS

AUX AUTORITÉS FRANÇAISES ET BRITANNIQUES

Suite à la destruction de nos campements et à notre occupation du lieu de distribution des repas, les autorités françaises sont venues deux fois nous rencontrer. Elles nous ont annoncé qu’elles viendraient nous rencontrer à nouveau le mardi 3 juin. Personne n’est venu, et nous sommes sans nouvelles.

Aujourd’hui mercredi 11 juin, une partie d’entre nous, soutenue par tous, commence une grève de la faim. Nous demandons aux autorités françaises et britanniques de reprendre le dialogue interrompu et de venir nous rencontrer sans délais.

Nous leur rappelons nos revendications :
- Des maisons à Calais pour tous les migrants qui souhaitent se rendre en Angleterre et les demandeurs d’asile forcés de vivre à la rue ;
- Des maisons avec des conditions d’hygiènes respectables : toilettes, douches, service de poubelle ;
- Des maisons où l’on peut aller et venir à n’importe quelle heure pour pouvoir continuer d’essayer de passer en Angleterre ;
- Des maisons à l’abri des contrôles policiers, de ses mauvais traitements et des expulsions
- Avoir accès à trois repas par jour ;
- Que des négociations soient ouvertes entre la France et le Royaume-uni pour que les personnes aient accès au territoire britannique.

 


 

Pentax Digital CameraBanderoles sur les grilles du lieu de distribution des repas.

 https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2014/06/11/exiles-de-calais-la-greve-de-la-faim-a-commence/



Comme convenu, les exilés occupant le lieu de distribution des repas ont pris ensemble le petit déjeuner ce matin. Ils ont formé deux groupes, ceux qui vont continuer à manger et ceux qui vont jeûner. Ces derniers ont eu droit à un petit déjeuner amélioré. Ils se sont assis au milieu de la cour. Hier ils avaient dressé une liste de 53 personnes prêtes à s’impliquer. En fin de matinée ils étaient une grosse trentaine, mais attendaient que ceux qui ont essayé de passer cette nuit – ils ne pourront plus le faire pendant la durée du jeûne – les rejoignent. On devrait savoir plus dans l’après-midi combien sont en grève de la faim.

Leur porte-parole peut être joint au 07 53 93 21 53 (il parle anglais).


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18 avril 2014

ROMS

D'après un rapport de l'organisation Amnesty International, la violence contre les Roms a augmenté nettement en Europe. Dans des pays comme la Grèce ou la République tchèque, les exactions sont le fait de groupes d'extrême droite avec la complicité de la police. Le rapport pointe aussi du doigt la France et le harcèlement policier organisé par l'État.

Comme l'ont été les populations juives pendant la crise économique des années trente, les Roms sont aujourd'hui les cibles faciles visées par les groupes d'extrême droite qui se développent, d'abord dans les pays d'Europe les plus touchés par la crise économique.

En Grèce, un parti comme Aube dorée organise une propagande et des actions contre les travailleurs immigrés en général et les Roms en particulier. Le rapport d'Amnesty international ajoute que, lors de ses interventions, la police interpelle plus souvent les victimes que les criminels et que « les policiers eux-mêmes se rendent coupables de crimes inspirés par la haine ».

En République tchèque, le rapport note qu'« en 2013, des groupes tchèques d'extrême droite ont organisé une série de manifestations contre les Roms dans plusieurs dizaines de villes » avec un « déferlement d'injures racistes et de tactiques d'intimidation ».

Enfin, Amnesty International dénonce l'attitude de la police française. Selon elle, la plupart des 20 000 Roms vivant en France sont constamment menacés d'expulsion et victimes de harcèlement policier. Et elle rappelle à juste titre les déclarations odieuses en septembre 2013 du ministre de l'Intérieur de l'époque, Manuel Valls, à propos des Roms, selon lequel « ces populations ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres » et ont « vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie ».

La crise n'a pas encore en France la profondeur qu'elle a en Grèce ou dans d'autres pays. Mais si elle s'aggrave et s'il n'y a pas une riposte consciente de la classe ouvrière, il est possible que des groupes d'extrême droite s'enhardissent, en commençant par se faire la main contre les plus pauvres et les plus fragiles comme les Roms. Et cela, d'autant plus qu'ils pourront miser, comme en Grèce ou en République tchèque, sur l'indulgence voire la complicité de la police. Et ces bandes d'extrême droite pourront aussi, en cas de besoin, faire le coup de poing contre les organisations ouvrières ou les travailleurs en grève.

La propagande actuelle contre les Roms, déversée par des politiciens de droite bon chic bon genre mais aussi par des politiciens prétendument de gauche comme Manuel ­Valls, est crapuleuse. Ces responsables politiques, en voulant flatter les préjugés les plus réactionnaires, préparent les esprits à accepter la violence raciste et préparent le terrain à l'extrême droite.

Lutte Ouvrière n°2384 du 11 avril 2014, http://www.lutte-ouvriere.org/

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09 février 2014

Communiqué du MRAP



Les barrières de l'innommable franchies en plein Paris

Depuis quelques années, des familles migrantes de Roumanie la plupart du
temps de culture rom, viennent  à Paris et s'installent pour dormir là où
elles le peuvent, sur des trottoirs ou dans des cabines téléphoniques,  dans
le quartier de la Bastille ou place de la République  Cette situation est
bien connue des services de la Mairie de Paris.

Ces couples sont souvent accompagnés de très jeunes enfants, voire de bébés,
Carine Fouteau de Médiapart a fait un excellent reportage l’année dernière
sur ces familles dont certaines viennent en France pour faire soigner leurs
enfants.

En plus du froid, de la pluie supportés par ces hommes, ces femmes, ces
vieillards et ces petits enfants sont soumis aux  quolibets des passants, et
pis encore à leur violence dont la barbarie, dans le cas des jets d'acide
révélé  par la même journaliste dans Médiapart le  5 février,   laisse sans
voix.

Le 16 janvier, mais également  à de nombreuses autres reprises, un individu
menaçant a attaqué ces familles par projection d'acide, détruisant  leurs
affaires et blessant certains d'entre eux. En août, une femme avait été
gravement blessée. 

Ce harcèlement, l'indifférence et la passivité de la police, ne sont pas
tolérables. Mais les conditions de vie de ces personnes, qui les laissent à
la merci de leurs agresseurs, ne le sont pas non plus. Cette situation est
indigne  d'une ville comme Paris, berceau des Droits de l'Homme, et qui
possède  de multiples moyens pour  abriter et accompagner un petit nombre de
familles dans une grande détresse et dans un immense dénuement, soumises
nuit et jour au mépris et à l'indifférence du plus grand nombre. 


Le MRAP demande solennellement au  Maire de Paris de prendre des mesures de
protection de ces familles et d'entreprendre, avec humanité et de toute
urgence, la recherche d'une solution au problème de leur hébergement.


En outre le Mrap exige que la police assure la sécurité  des personnes et
qu'il soit procédé  à l'arrestation et au jugement de l'individu mis en
cause.

Paris, le 6 février 2014



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